jeudi 3 novembre 2016

Si Clinton gagne, je ferai construire un abri antiatomique





Le 03/11/2016



Si c’est Clinton qui l’emporte, il faudra vite se mettre aux abris.

Unanime, la presse annonce la défaite de Trump.
 Je n’en suis pas si sûr.
Malgré la campagne frénétique que mènent contre lui la plupart des médias et des institutions américaines, il peut encore gagner.
Et heureusement.
 Car si c’est Clinton qui l’emporte, il faudra vite se mettre aux abris.
Si vous avez un point de chute quelque part à la campagne, allez-y et construisez dans le jardin un abri antiatomique.
Ce n’est pas moi, c’est un ancien collaborateur de Reagan, Paul Craig Roberts, qui écrit : « Si Hillary est installée par l’oligarchie (notez la nuance ; comme l’ancien président Carter, l’auteur pense que les États-Unis ne sont plus une démocratie), la guerre avec la Russie et la Chine nous tombera dessus. »
Il suffit de voir les positions prises au cours des vingt dernières années par la candidate démocrate pour craindre le pire.
Comme épouse d’un président hésitant, comme sénatrice puis comme secrétaire d’État, elle a toujours poussé à la guerre : Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yémen, Ukraine.
Les États-Unis ont mis le feu au cours de cette période à au moins sept pays.
Hillary Clinton a toujours été du côté des warmongers (« bellicistes »).
 Superfauconne !
Quand elle a appris l’assassinat de Kadhafi, elle a sauté de joie sur sa chaise en criant d’un air carnassier : « Je suis venue, j’ai vu, il est mort. »
Indécent.
Elle a soutenu et peut-être provoqué les « printemps arabes » qui se sont tous mal finis.
Les Frères musulmans Erdoğan et Morsi étaient ses préférés.
Elle rêve encore de renverser le maréchal Sissi, qui a remis l’Égypte en ordre, pour y rétablir la démocratie.
De beaux dégâts en perspective.
Elle ne fait que suivre, par là, l’idéologie néoconservatrice qui, comme le communisme, avait pris « possession » autrefois de la Russie, a depuis près d’une génération pris « possession » des classes dirigeantes nord-américaines.
Ses tenants s’estiment fondés à établir par la force la démocratie (ou ce qu’ils appellent ainsi) dans le monde entier.
Ils ont déjà dans le collimateur l’Algérie, et certains rêvent même de rouvrir les hostilités avec l’Iran.

Et, naturellement, ils visent aussi la Russie : Hillary Clinton n’a pas hésité à comparer Poutine à Hitler, ce qui est insensé mais en dit long sur ses dispositions à son égard.
Avant même l’élection, les relations entre les deux puissances sont aujourd’hui tendues à l’extrême : un incident entre elles peut survenir à tout moment.
 Que sera-ce si elle devient présidente ?
Il est peu probable qu’elle se résigne à la victoire des Russes sur les islamistes (soutenus en sous-main par les États-Unis, y compris Daech) en Syrie.
C’est dire que la guerre mondiale serait avec elle plus que probable.

Dans l’establishment américain, qui craint par-dessus tout la victoire de Trump et est sans doute prêt à tout pour l’empêcher : selon Ashton Carter, le secrétaire à la Défense d’Obama, prix Nobel de la paix, les États-Unis se réservent le droit d’effectuer une « première frappe nucléaire ».

C’est le principal mérite de Trump que d’avoir dit son hostilité à cette idée de première frappe.

On peut lui reprocher bien des choses, mais dans un monde devenu éminemment dangereux, c’est cela qui importe.

 Et cette prise de positon de Trump est hautement morale.

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