mercredi 30 novembre 2016

Procès contre Geert Wilders et la liberté d’expression aux Pays-Bas

  Le 30/11/201


  geert-wilders
Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Geert Wilders, le leader du Parti pour la liberté (PVV), le parti national-libéral néerlandais allié du FN au Parlement européen, est poursuivi pour « incitation à la haine raciale » après avoir demandé à ses supporters en mars 2014 à La Haye, après des élections municipales, s’ils voulaient plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas.
A la foule qui scandait « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu : « Nous allons nous en charger. »

Il avait refusé de comparaître à ce procès qu’il considère politique, mais il est venu faire une déclaration devant les juges à la dernière audience, le 23 novembre dernier.
 « Je ne suis pas raciste », a-t-il affirmé, s’étonnant que les Marocains soient soudainement, pour les besoins du procès, considérés comme une race.
« Des millions de personnes sont d’accord avec moi, des gens normaux qui veulent récupérer leur pays », a-t-il encore prévenu les juges et le procureur qui demande une amende de 5 000 euros.

Et il n’a pas tort, car tous les sondages donnent son parti deuxième ou même premier aux prochaines élections législatives prévues pour le 15 mars 2017, et il n’est donc pas exclu que ses députés puissent être courtisés pour former une coalition.
« La liberté d’expression est la seule liberté qui me reste », a aussi dit Geert Wilders aux juges, se référant aux douze dernières années passées avec sa famille sous protection policière constante, de peur qu’une organisation terroriste islamique ou un « loup solitaire » de confession musulmane n’attente à leur vie.

Et cela n’empêche effectivement pas ce courageux patriote de s’exprimer ouvertement pour la défense de son pays.
 En août dernier, il publiait dix propositions pour les prochaines législatives, sous le titre « Les Pays-Bas doivent être à nouveau à nous ».

 Parmi ses propositions : interdire toute immigration musulmane, fermer toutes les mosquées et écoles coraniques et interdire le Coran.

Avertissant que sa condamnation serait aussi la condamnation au silence de millions de ses compatriotes par un régime qui s’apparente de plus en plus à celui d’Erdogan en Turquie par sa volonté de museler l’expression dissidente, Geert Wilders à promis aux juges du Système qu’il ne se tairait pas :
« Je dois utiliser la dernière liberté qui me reste pour protéger mon pays contre l’islam et contre le terrorisme, contre l’immigration en provenance de pays musulmans, contre l’énorme problème que posent les Marocains aux Pays-Bas. Je ne peux pas me taire, je dois parler. C’est mon devoir. »
Parmi ses défenseurs, le professeur de droit Paul Cliteur de l’université de Leyde, connu pour n’être pas lui-même d’accord avec les idées de Geert Wilders, a prévenu les juges qu’une sanction, même modérée, pourrait avoir un effet destructeur sur la liberté d’expression aux Pays-Bas.

 Mais face à ce qu’elles appellent « la montée des populismes », les élites désespérées n’ont sans doute plus d’autre recours que de tenter de transformer la démocratie en tyrannie libérale-libertaire, en attendant la charia.
Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2016
 

1 commentaire:

  1. A ce sujet, on peut n'être pas d'accord avec ce procès qui ressemble à un énième coup de canon contre l'Occident et les libertés dont la liberté d'expression qui est le symbole même du monde occidental, quand on fait partie des citoyens de base dont je me réclame et on doit ne pas être d'accord avec ce procès qui est une parodie de justice, une émanation putride comme je l'appelle, mais ce qui est plus intéressant, c'est le débat qui a lieu en ce moment autour de ce procès, aux Pays-Bas, mené par des philosophes scientifiques. Ils mettent en garde contre l'ingérence des juges et d'une omerta de gauche contre la liberté d'expression en Europe, et pas seulement en Europe, mais dans tout le monde occidental.
    Donald TRUMP, le Donald comme l'appellent les Américains qui l'aiment, n'est pas venu par hasard. Il symbolise le rejet d'une part de plus en plus importante des occidentaux qui en ont assez d'être la majorité silencieuse qui doit tout encaisser, tout tolérer, même l'intolérable. Et Gert Wilders a été plébiscité dans tous ses meetings où il dit des vérités qui dérangent. On essaie de faire plier les piliers de la révolte partout. Alors se dressent d'autres piliers de la révolte. L'establishment perdra cette guerre-là. On ne peut pas museler indéfiniment des peuples, on ne peut pas exiger qu'ils tolèrent l'intolérable. C'est ce qui se passe partout en Occident où une omerta gauchiste au pouvoir prétend faire plier tous les peuples, s'il le faut en s'aidant d'un rouleau compresseur comme cet islam de merde qu'on nous impose partout.

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