samedi 5 novembre 2016

Le Maroc est une poudrière





Le 05/11/2016

 
L’ONU est fortement préoccupée par la tournure des événements qui se déroulent au Maroc
 
L’ONU est fortement préoccupée par la tournure des événements qui se déroulent au Maroc, à quelques jours de l’ouverture, à Marrakech, de la conférence sur le climat (COP22), en présence du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.
« Nous surveillons de près la situation », a déclaré le porte-parole de l’ONU, surtout après que l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a condamné l’État marocain qui « foule aux pieds la dignité des citoyens ».
Rappelons les faits : Mohcine Fikri, intercepté après avoir acheté à des pêcheurs environ 500 kg d’espadon (espèce interdite à la pêche en automne) est mort dans des conditions atroces, broyé vivant dans une benne de ramassage des ordures.
Des milliers de manifestants défilent avec des bougies, dans les villes principales, afin de rendre un dernier hommage à Mohcine, et plus d’un millier ont parcouru à pied les 18 km séparant la ville d’Al Hoceïma et celle d’Imzouren, ou a été inhumée la victime.
Le gouvernement marocain est en état d’alerte maximum et le roi Mohammed VI, sentant son trône vaciller, a annulé un déplacement à l’étranger et a ordonné une enquête.

Celle-ci vient d’aboutir à l’arrestation de 11 personnes soupçonnées « d’homicide involontaire » et de « faux en écriture publique » (selon un communiqué publié par l’agence de presse officielle MAP), dont deux cadres du ministère de l’Intérieur (agents de l’autorité) : le délégué de la pêche maritime et son chef de service, ainsi que le médecin-chef du service de la médecine vétérinaire.

Une enquête menée par Le Monde diplomatique révèle que le roi a fait main basse sur le Maroc et ses richesses alors que les citoyens souffrent du chômage et de la misère.
Le peuple marocain estime que les promesses d’ouverture, faites lors du mouvement protestataire du 20 février 2011 qui avait paralysé le royaume durant plusieurs semaines (plusieurs manifestants avaient été condamnés à de lourdes peines de prison), n’ont pas été tenues.
Or, cette rébellion était partie, justement, de cette région du Rif marocain, et plus précisément d’Al Hoceïma, où la tension est extrême depuis « l’accident mortel ».
 
De l’avis quasi général, le Maroc serait actuellement assis sur une bombe sociale prête à exploser.

Or, comme apparemment c’est aussi le cas de l’Algérie, la France, tout comme l’Espagne, vont devoir faire face à des situations d’une extrême gravité !


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