mercredi 2 novembre 2016

Colère des policiers : "On essaye de nous faire taire", dénonce le policier entendu par l'IGPN

 Le 02/11/2016

 
Des policiers manifestent place de la République, le 20 octobre à Paris (Illustration)
 
"On essaye de nous faire taire", dénonce Guillaume, fonctionnaire entendu par l'IGPN Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédits Média : Guillaume Chièze || Date :
 
par Guillaume Chieze , Claire Gaveau
 
DOCUMENT RTL - Guillaume, fonctionnaire de la BAC, sera le premier policier à devoir expliquer pourquoi il a participé aux manifestations des forces de l'ordre.
 
La Police des Polices s'est saisi du dossier.
 Après les différentes manifestations des forces de l'ordre partout en France, Guillaume va être entendu par ses supérieurs.
 Ce fonctionnaire de la BAC avait pris part aux défilés malgré son devoir de réserve.
 Une convocation jugée "injuste" par le principal intéressé.
 "Aujourd'hui, on a l'impression qu'on essaye de nous faire taire, qu'on nous menace", explique-t-il au micro de RTL alors qu'il sait que "l'IGPN fouille dans son dossier administratif".

"Le préfet nous a convoqués pour nous faire comprendre qu'il fallait que les mouvements cessent. Les mouvements ont continué. On ne s'est pas arrêté pour autant, et il n'a peut-être pas apprécié qu'on continue à manifester notre mécontentement", détaille-t-il.
Dans nos têtes de policiers, l'IGPN ça rime forcément avec sanctions
Guillaume, fonctionnaire de la BAC   
          
L'avenir demeure flou pour ce fonctionnaire : "Dans nos têtes de policiers, l'IGPN ça rime forcément avec sanctions".
"On se demande forcément jusqu'où ils sont capables d'aller, juste pour nous faire taire", déplore Guillaume qui regrette que les promesses faites par le ministre de l'Intérieur ou encore le directeur de la police n'ont pas été respectées.
 
Un rassemblement attendu devant l'IGPN

Au lendemain de la première manifestation, Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale avait jugé que ce mouvement était "inacceptable".
Il avait également demandé à ce que l'IGPN ouvre une enquête.
Mais face au tollé général, il avait finalement adouci le ton quelques jours plus tard : "Il s'agit de faire de la pédagogie et non de la répression".

Pour autant, d'autres enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes, notamment, à la demande du préfet de Paris.
Une première convocation qui passe extrêmement mal chez les forces de l'ordre.
Après une nouvelle manifestation devant le musée du Louvre dans la nuit de mardi à mercredi, les policiers se sont donnés rendez-vous dans le 12e arrondissement, devant les locaux de l'IGPN, pour soutenir Guillaume.

 "Les collègues sont très très remontés (...) On sera toujours mobilisé pour les collègues", conclut-il.

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