vendredi 21 octobre 2016

Les dessous de la reconquête de Mossoul

 


Le 21/10/2016


Il suffit d’observer le positionnement des forces en présence pour comprendre la stratégie.

Il peut paraître surprenant, aux yeux d’un observateur averti, que la reconquête de la deuxième ville d’Irak, tombée aux mains de l’autoproclamé « État islamique », n’ait pas été lancée plus tôt par le « camp du bien », et surtout de constater que, parmi les soutiens de l’armée irakienne, se trouvent ceux qui ont créé, soutenu et financé l’État islamique : CIA et Mossad pour les créateurs, Arabie saoudite et Qatar pour les bailleurs de fonds, Israël grand bénéficiaire du chaos, et, dans le rôle des éternels cocus, les Européens qui vont encore avoir la charge de nombreux réfugiés, trahis par leurs leaders à la botte d’une Amérique qui n’a jamais cessé de chercher à leur faire perdre leurs identités en les islamisant.

De fait, l’Irak est devenu une « démocratie » ; à la sauce américaine, cela va de soi.
 La page peut être tournée, le gouvernement mis en place par Washington obéira.
Comme tous les vassaux européens.
Reste le problème crucial : celui de la Syrie et de son président Bachar el-Assad, empêcheur de danser en rond car opposé à la traversée de son territoire par le pipeline qatari qui devrait traverser l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie (un projet de 12 milliards de dollars, dénoncé par Robert Kennedy, Jr.).
Diaboliser Bachar el-Assad fut le premier acte de cette farce tragique (est-il vraiment pire que le roi d’Arabie saoudite ?).
 Et ça continue.
 Quel lien, me direz-vous, avec la reconquête de Mossoul ?
Il suffit d’observer le positionnement des forces en présence pour comprendre la stratégie.

Mossoul est encerclée, mais pas complètement : l’axe Mossoul-Raqqua (Raqqa : deuxième capitale de l’État islamique, située en territoire syrien) reste libre.

 Ce qui peut expliquer le refus de la « coalition » de voir intervenir les troupes turques qui pourraient, elles, couper ce corridor de repli vers Raqqa depuis la réconciliation entre Poutine et Erdoğan.

La ficelle est un peu grosse, mais elle démontre une fois de plus la duplicité des « combattants pour la démocratie » : renforcer encore un peu plus Daech en Syrie.

À suivre.


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