jeudi 27 octobre 2016

Deux bandes s’étripent au sabre à Wazemmes–Lille chez Aubry : Hollande célèbre la France unie et la gauche humaniste

Le 27/10/2016


Bandes Sabre Wazemmes Lille

 

Bandes, incivilités, espace public et Martine Aubry

C’est ce que Philippe Froguel, professeur à l’institut Pasteur de Lille, nomme dans une lettre ouverte à Martine Aubry, maire de la ville, la « privatisation de l’espace public par les bandes ».
Il parle aussi de « l’incivilité généralisée » qui caractériserait selon lui Wazemmes.
Qu’est-ce qu’une « incivilité », il est bien difficile de le déterminer avec précision, depuis que ce euphémisme est entré dans le langage courant de la police et des sociologues.
Agression, grossièreté, voie de fait, destruction ou vol de matériel, insulte, atteinte aux personnes ( et de quelle ampleur, et de quelle nature) ?
Nul ne le dit, nul ne le sait.
Doit-on le prendre comme Proust dans Sodome en 1922, une simple « inconvenance », ou comme Juvénal des Ursins en 1408, « caractère de ce qui est contraire aux lois civiles » ?
 Dur à dire.
 La vertu, sinon de ce néologisme, du moins de cet emploi nouveau d’un vieux mot, est précisément de brouiller l’entendement de celui qui le lit, de confondre dans un même terme le plus anodin et le pire en devenir, c’est un mot, comme sauvageon, qui tend à nous faire croire que le mal social engendré par l’immigration est bénin.

De Wazemmes-Lille à Tokyo, le sabre parle à l’imagination


L’incivilité peut être regardée comme le signe de l’incompatibilité de celui qui la commet avec la civilisation à laquelle il se trouve confrontée, et qui n’est pas la sienne : en ce sens on peut présumer que tout migrant est porté à être incivil et que la cause des incivilités est la politique d’immigration qui organise l’invasion.
Elle peut aussi s’interpréter comme l’inaptitude d’un déraciné non éduqué à toute vie civile, en société.
La cause est évidemment la même.

Cette double incivilité ramène souvent le jeune immigré à l’étymologie latine, incivilitas, « violence, brutalité », et c’est ce qui s’est passé à Wazemmes.
 Une violence extraordinaire.
Les deux bandes qui se sont affrontées à l’angle de la rue Jules Guesde et de la rue d’Arcole étaient armées, comme à l’accoutumée, de couteaux et de battes de base-ball, mais cette fois elles avaient ajouté des sabres à leur panoplie.
 J’ignore pourquoi, le sabre parle à l’imagination, celui de Bonaparte, celui de Mahomet, celui des grands conquérants sanguinaires, des samouraïs et des Haschischins : les premières décapitations de Daech ont marqué l’esprit public, bien que l’on sache que l’effet d’une bombe chirurgicale ne soit pas bien beau à voir non plus.
Quoi qu’il en soit, la bagarre a tourné à l’émeute et les quinze voitures du coin envoyées à la casse dans l’affaire ont paru un dégât collatéral au fond bien rassurant.

Pour la gauche humaniste, la vraie menace reste le FN

Les polices de M. Cazeneuve et de Mme Aubry ne sont arrivées qu’à l’heure où les carabiniers prennent l’anisette.
 Sur les dizaines de combattants, elles n’en ont interpellé que sept.
 Parmi eux le jeune Roméo El-M. (3), dix-sept ans aux Kakis (c’est bientôt la saison).
On l’a relevé avec un bon coup de sabre au crâne mais ses jours ne sont pas en danger.
 L’histoire ne dit pas si la jeune Juliette C. (4) lui a apporté des compresses et des loukoums pour le requinquer.
Cette échauffourée n’est pas la première du quatrième trimestre 2016.
Wazemmes est « connu des services de polices pour ses rixes régulières et ses trafics ».
A tel point que Martine Aubry y a autorisé l’installation d’une caméra de surveillance rue Jules Guesde.
Ce qui n’a rien changé.
 Les commerçants se lamentent.
 Les riverains dénoncent à voix de moins en moins basse le harcèlement sexuel que les passantes subissent, les manifestations ostensible d’une religion venue d’ailleurs dont on se demande avec angoisse à Paris si elle est compatible avec les valeurs de la république.
Et le professeur Philippe Froguel avertit Martine Aubry : « L’insécurité et le communautarisme s’aggravent. Si on ne fait rien, les gens partiront ou voteront FN ».
 Que la France meure, passe encore, mais il ne faudrait pas que le FN gagne les élections.

Wazemmes-Lille, la ville dont la reine est Martine Aubry

La violence symbolique du sabre a retenu mon regard, mais il paraît que mon lieu de résidence trop tranquille cause une hypersensibilité (il faut dire que sur 3.250 habitants, on compte 800 fusils de chasse, ce qui limite les velléités d’incivilité) : un honorable professeur de fac émérite, qui pratique intensivement le Krav maga et va s’inscrire dans un club de tir pour faire face aux incidents de la vie quotidienne dans les grandes villes et même dans le TGV, m’assure qu’on s’y met même dans les beaux quartiers.
 Soit.
Le fait divers de Wazemmes n’en est que plus symbolique de l’ensauvagement de plus en plus rapide de la France.
 Il comporte en prime trois enseignements.

Premièrement, il a eu lieu à Lille, dont la mairie est socialiste depuis 1955.
 Depuis 15 ans, c’est Martine Aubry en personne qui la dirige, c’est à dire un poids lourd du parti, représentant son aile gauche humaniste, fille de Jacques Delors, elle y applique toutes les recettes du vivre ensemble et de l’intégration.
C’est donc un parfait laboratoire de la faillite : aucune excuse d’aucune sorte ne peut être proposée pour éviter à la gauche maçonnique la pleine responsabilité de la catastrophe et de la misère.
 
Pendant ce temps, sur Sirius, Hollande célèbre la France unie


Deuxième enseignement, la faillite de l’autorité est flagrante à Wazemmes, dont l’anecdote de la caméra de surveillance placée rue Jules Guesde est caractéristique : la gauche humaniste croit, ou feint de croire, selon le degré d’initiation, aux miracles techniques, aux solutions indolores qui ne coûtent rien et résoudraient tout.
 Or les incivils, les Crapulet, les El-Montaigus se moquent des caméras de surveillance comme de leur premier joint, devant l’Etat délabré qui leur fait face, sa police impuissante, sa justice complice.

Un Etat délabré, volontairement délabré, et doué d’une volonté forte de demeurer délabré pour remplir au mieux la mission que lui a donné son souverain, qui n’est pas le peuple.
Faisant l’éloge de François Mitterrand pour le centième anniversaire de sa naissance et se voter un indirect satisfecit, François Hollande a salué la « volonté inébranlable » de « changer la vie » dans une « France unie », donc approuvé la « modernisation de la France » que constitue à ses yeux l’invasion tranquille de notre pays.
Tout est dit : notre malheur est sa fierté, l’effroyable déclin de la France est leur objectif.
  
Incendies traditionnels, France unie, gauche humaniste et bandes


C’est le troisième enseignement que comportent tant l’échauffourée de Wazemmes que les violences accompagnatrices de l’évacuation de la jungle de Calais.
Il pose une question : le processus du démantèlement de la Nation souhaité par Hollande et la haute hiérarchie de la gauche maçonnique est-il consciemment mis en œuvre aux échelons moins élevés ? On peut se le demander en écoutant Fabienne Buccio, préfète du Pas-de-Calais, commenter les incendies qui ont ravagé la jungle au départ des migrants.
Elle explique que « c’est une tradition » chez eux de brûler les logements qu’ils quittent.
Que cela s’est déjà passé « depuis deux semaines ».
 Qu’on « leur a bien dit qu’il fallait mieux ne pas le faire ».
Qu’on a « même discuté avec les chefs de communauté », que ceux-ci ont dit qu’ils feraient leur possible.
En vain.
 « On », c’est elle-même, et ses services.
  
Des réfugiés de race noire dans la banlieue d’Alep ?


C’est un fonctionnaire d’autorité qui parle, un représentant de l’Etat responsable de l’ordre public dans le département, qui avait d’ailleurs mobilisé à cet effet plus de mille policiers.
 La question est : nous prend-elle pour des poires, ou est-elle réellement nigaude ?
Comment ça se passe-t-il en loge ?
Jusqu’à quel niveau explique-t-on les choses ?
 Est-ce que le haut fonctionnaire de base est vraiment un crétin ?
 Est-ce que la brave Fabienne ne serait pas une aimable sotte montée en grade, du genre de ces zombies collaborateurs qui se donnent en spectacle sur une vidéo qui tourne sur le web, diffusée par Boris Le Lay ?

On y voit des migrants sortir d’un bus sous les applaudissements de bénévoles d’accueil revêtus de boléros orange flashy pour accident de la route.
Applaudir l’envahisseur, c’est fort.

On en a fusillé pour moins que ça.

Une dernière remarque en passant : les jeunes migrants, athlétiques et de bonne humeur, étaient « de race noire », pour parler comme Place Beauvau : y aurait-il une minorité noire dans la banlieue d’Alep particulièrement touchée par la catastrophe humanitaire ?

 Il faudra faire des recherches.

Pauline Mille

(1), (2), (3), (4): les noms ont été changés.

reinformation.tv

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