samedi 15 octobre 2016

Comment les « migrantophiles » nous intoxiquent avec la Suède





Le 15/10/2016
Christian de Moliner

Une nouvelle a fait le buzz dans les médias pro migrants : la forte croissance de la Suède serait due à l’accueil massif de migrants !

Une nouvelle merveilleuse a fait le buzz dans les médias pro-migrants : la forte croissance de la Suède serait due à l’accueil massif de migrants !
Pour lutter contre le chômage endémique en France, ouvrons donc grand nos frontières !
 Le nombre de journaux ou sites qui ont reproduit triomphalement cette pure ânerie, sans avoir effectué la moindre vérification, est consternant.

Libération, dont je salue le travail (ce qui est rare !), a été le seul quotidien de gauche à démonter cette sottise, chiffres et informations solides à l’appui.

Tout est parti du billet d’humeur d’un journal britannique indisposé par les déclarations tonitruantes de Mme May contre l’immigration.
Il a cité la Suède comme exemple de pays connaissant une forte croissance et accueillant en masse les réfugiés.
Son papier ne contenait aucune analyse économique sérieuse.
C’était juste une opinion au doigt levé.
 France Inter a repris l’article, puis d’autres médias ont cité la radio publique et la rumeur a enflé : de mystérieux experts se seraient réunis et auraient déclaré que l’immigration expliquait cette croissance miraculeuse.
Les précautions de départ qui indiquaient qu’il ne s’agissait que de conjectures sont devenues, entre-temps, des certitudes.


Qu’en est-il au juste ?
 D’abord, la croissance est forte (4,1 % en 2015, 4,6 % en 2016) et l’effort pour les réfugiés conséquent.

Mais la Slovaquie qui, proportionnellement à sa population, abrite 40 fois moins de migrants, affiche des taux similaires !
Et les experts économiques suédois n’ont pas été interloqués.
Ils avaient anticipé cette nouvelle et l’expliquent par des mécanismes tout à fait classiques : rigueur budgétaire et sous-évaluation de 30 % de la monnaie, ce qui dope l’industrie du royaume nordique. Tout au plus admet-on que les fonds versés pour accueillir les migrants (construction de centres, allocations) ont pu ajouter 0,5 % à la croissance.
Mais il ne s’agit que d’un mécanisme classique de relance par la dépense.
 Si on avait construit, avec cet argent, des stades ou distribué l’argent aux Suédois, les effets auraient été les mêmes !

Et cette générosité a été financée par des emprunts qu’il faudra rembourser et qui retireront les années suivantes autant (sinon plus) de croissance qu’ils en ont généré.
 Les médias de gauche affirmaient, sans rire, que les migrants s’inséraient sur le marché du travail en construisant eux-mêmes leurs centres.
En réalité, ils sont pour la grande majorité chômeurs et le resteront sans doute une dizaine d’année. En outre, le coût social est conséquent : Stockholm est devenue la capitale européenne du viol et les délits explosent.

Prôner l’ouverture totale des frontières pour des raisons humanitaires est une opinion tout à fait respectable, mais il est malhonnête de prétendre qu’elle sera, en plus, une bonne affaire économique !

 Toutes les études sérieuses montrent qu’une part importante de réfugiés vivra longtemps de l’aide publique.

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