lundi 19 septembre 2016

Surveillants poignardés à Osny : les islamistes à la conquête des prisons de France

19 septembre 2016

Surveillants Poignardés Osny Islamistes Conquête Prisons France

Quinze jours après que deux surveillants ont été poignardés à la maison d’arrêt d’Osny, quatre détenus islamistes ont été transférés dans quatre autres prisons.
 
La menace ne pèse pas seulement sur les prisons, mais sur toutes les forces de l’ordre.
Le problème est moins la « radicalisation » que le manque de doctrine de l’État face à la conquête de la France.

L’affaire d’Osny est une immense poupée russe d’anomalies criantes et de questions non résolues.
A l’extérieur, il y a « l’incident » du quatre septembre dans l’un des cinq quartiers spécialisés dans le regroupement d’islamistes que comptent les prisons de France, la maison d’arrêt d’Osny dans le Val de Marne. Les autres sont répartis entre Fresnes, Lille-Annoeullin et Fleury-Mérogis.
Osny est toute neuve, elle a ouvert le 25 janvier de cette année, on ne peut donc incriminer ni l’insalubrité, ni la surpopulation, comme on se plaît ordinairement à le faire, puisque avant le quatre septembre n’y vivaient que 18 détenus islamistes, tous en cellule individuelle.
 
Les surveillants poignardés ont eu la chance de pouvoir fuir
Les faits eux-mêmes sont clairs, leur auteur a avoué, les témoignages recueillis par les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire concordent, les images des caméras de surveillance abondent.
Dimanche 4 septembre vers quinze heures, au moment de sortir pour la promenade, le jeune Bilal Taghi, 24 ans, condamné à cinq ans de prison en mars pour avoir tenté de gagner la Syrie, saisit une arme blanche qu’il a confectionnée avec du métal tiré de sa fenêtre, une lame longue de trente centimètres et porte neuf coups à un gardien, visant à tuer (l’un traverse le cou de part en part et passe à deux centimètres de la carotide), et en blesse un autre venu à la rescousse.
Les deux surveillants poignardés parviennent à lui échapper, mais il reste maître du terrain.
Ce n’est qu’à 17h45 qu’une brigade d’intervention appelée en renfort arrive : il l’attaque mais est neutralisé d’une balle en caoutchouc.

Pendant près de trois heures, donc, la maison d’arrêt d’Osny est restée sous le coup de la peur, et, de fait, sous la loi  de Bilal Taghi : il a joui sans entrave de sa conquête, se promenant dans les couloirs, dessinant un cœur sur le mur avec le sang de sa victime principale, levant les bras pour dire sa prière.


Les islamistes d’Osny solidaires dans la conquête
Les enquêteurs se sont penchés avec attention sur l’attitude des codétenus islamistes de l’agresseur. Sur les images, on le voit parler à plusieurs d’entre eux.
 Les paroles ne sont pour l’instant pas connues.
Mais elles sont reçues sans animosité.
Les surveillants d’Osny sont formels : « Dans le régime général de détention, certains auraient tenté de raisonner l’agresseur, voire de l’immobiliser. Ici, on constate à tout le moins une bienveillance troublante : personne ne lui retire son arme. »

Mieux, l’un d’entre eux, Abdelhakim A. s’adresse à ceux qui sont dans leurs cellules et leur fait passer sous la porte de petits objets, des morceaux de miroir brisé, ce qui a fait penser aux enquêteurs qu’il y a peut-être eu projet, à un moment donné, d’attaque de plus grande ampleur.
Quatre de ces détenus, Abdelhakim et les destinataires des morceaux de verre, ont été entendus en garde à vue et viennent d’être transférés dans quatre prisons séparées.
Pour Jérôme Nobecourt, délégué FO des surveillants, « il y avait des soupçons comme quoi ces quatre détenus pouvaient porter gravement atteinte à la sécurité de l’établissement ».

Les surveillants des prisons ne croient pas à la dé-radicalisation
A l’intérieur de la première poupée (l’agression contre les surveillants d’Osny) se trouve une poupée très contestée par les syndicats de surveillants, celle de la politique décidée par Christiane Taubira et Jean Jacques Urvoas pour remédier à la « radicalisation » des islamistes dans les prisons.
Les deux principaux syndicats de surveillants, FO et l’UFAP-UNSA demandent l’arrêt d’urgence de l’expérience des « centres de prévention de la radicalisation » lancée  voilà deux ans, qualifiant le regroupement d’islamistes liés au terrorisme « d’hérésie ».
Jean-François Forget, le patron de l’UFAP-UNSA constate : « Ces gens ne se connaissaient pas avant qu’on les enferme ensemble : ils se considèrent désormais comme des frères.
Ces unités ont créé un effet de groupe. (…ils) ne doivent pas se rencontrer et il faut qu’il y ait au moins trois surveillants par détenu.
Mais l’on préfère mettre en place des programmes qui n’ont ni queue ni tête.
Nous sommes fatigués de ce mot de « dé-radicalisation » qui ne veut rien dire. »

Il n’y a plus d’autorité dans les prisons de France
La troisième poupée russe est la situation des prisons en France.
Les détenus deviennent de plus en plus ouvertement violents et portés sur la rébellion.
Les surveillants ont essuyé 4.000 agressions en 2015 et 2.760 pour le seul premier semestre 2016.
Pas plus tard que la semaine dernière à Vivonne dans la Vienne cinquante détenus se sont mutinés, ne cédant qu’au bout de plusieurs heures devant les forces spécialisées appelées en urgence.
 Pour Jacques Nobecourt, « la peur s’est installée » chez les surveillants, la conquête des prisons est en route.

Pour expliquer le phénomène, la presse, les ministres successifs, les syndicats de surveillants insistent sur la surpopulation et le manque de moyens.
Sans doute ne faut-il pas négliger ces facteurs, mais ils ne sont pas les seules, ni même les premières, causes de la crise actuelle.
Elle est d’abord due à un laisser-aller qui dure depuis des décennies, qui a été initié par Robert Badinter et qui a peu à peu sapé l’autorité des surveillants et de l’administration pénitentiaire.
On en voit chaque jour les effets dans des vidéos triomphalistes lancées par des détenus sur la toile. Les fouilles menées périodiquement confirment la circulation d’armes, de téléphones portables et de drogue dans les prisons.
Celle d’Osny, pourtant prétendument spécialisée dans la dé-radicalisation d’islamistes dangereux, n’échappe pas à l’absence de règle : on y a découvert comme ailleurs, après l’agression, des téléphones portables, et plusieurs objets tranchants dont une paire de ciseaux.

A Osny comme ailleurs l’invasion islamiste
L’idéologie qui sous-tend ce laisser-aller est, sous couleur de garantir rigoureusement les droits de l’homme aux détenus, même dangereux, même islamistes, de leur offrir tout le confort, sans tenir compte ni de la sécurité des surveillants, ni de la nécessaire austérité qui doit accompagner la sanction décidée par la justice.
Imbibée par une sentimentalité nourrie d’images de bagnes anciens, l’idéologie humaniste des prisons donne aux détenus, aux frais des contribuables, des commodités dont ceux-ci jouissent rarement. Sans parler de la salle de sport du tueur islamiste Abdeselam, les pensionnaires d’Osny bénéficient des massages par des masseurs professionnels et des cours d’escrime !

Ici, la folie idéologique de l’État a créé la quatrième poupée russe, par mépris de la réalité : en quarante ans, des ressortissants issus de l’immigration sont devenus très majoritaires dans la criminalité commise en France et dans les prisons de France.
La consultation nominale des registres a permis de l’établir malgré l’interdiction des statistiques ethniques et religieuses.
 Cette quatrième poupée russe a pour nom invasion, invasion de la France et invasion des prisons.

Les islamistes à la conquête de la France
Cette réalité statistique, sociologique, l’État et les médias refusent de la voir.
On se souvient de la polémique sur l’origine des crimes et délits qui avait valu à Eric Zemmour d’être condamné, malgré le soutien de Jean-Pierre Chevènement s’exprimant en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur disposant des chiffres fournis par la police et la justice.
Cette réalité se transcrit bien sûr dans les prisons.

Or la nouvelle population carcérale n’a strictement aucun respect ni du règlement, ni des surveillants, ni de la France – ni de ce qui la symbolise à ses yeux, services publics, transports, gaz, pompiers, policiers et militaires.
Significativement, le 13 juin, Larossi Abdalla, l’islamiste qui a assassiné un policier et sa compagne, a appelé à « attaquer des policiers (…et) des gardiens de prisons », dans une vidéo où il revendiquait son crime au nom de l’État islamique.
Il existe en France des envahisseurs anti-français dont le drapeau est l’islamisme.
Et cela quelles que soient les apparences.
 Selon Jacques Nobecourt, Bilal Taghi, l’homme aux deux surveillants poignardés, ne posait « pas de problème particulier » avant de commettre son crime.
 Comme d’habitude.


Pas de solution pour les prisons ni la France dans le système actuel


Que faire ?
 Ce n’est apparemment pas simple.
Le Monde nous affirme que « tous les pays semblent tâtonner face aux risque que représentent les détenus radicalisés ».
Selon le député socialiste Sébastien Pietrasanta, « Il n’y a pas de vraie bonne solution, et les unités dédiées sont peut-être une des moins mauvaises ».
Laisser les plus jeunes et les plus malléables au contact des islamistes chevronnés n’est en effet pas plus souhaitable.
 Alors ?
 Il n’y a simplement pas de solution dans le système actuel.
Pas de solution dans les prisons Club med que l’humanisme maçonnique impose à la France.
Pas de solution dans un pays soumis à l’invasion islamiste.
Il est clair que, si l’on veut le retour à la normale dans les prisons, il faut que la peur y change de camp, selon une expression chère à Charles Pasqua.
Que la crainte de sanctions terribles brise la superbe des islamistes partis à la conquête du pays.
 Cela ne sera possible bien sûr ni avec la gauche, ni avec la « droite » qui paraît devoir lui succéder, car elles partagent la même idéologie et la même absence de doctrine.

L’humanisme incapable de combattre les islamistes
La cinquième poupée russe, la moins visible mais la plus importante, celle qui est au cœur des autres et qui leur donne sa forme, c’est la déliquescence morale et intellectuelle des élites en France et dans le monde.
 C’est le paradoxe de ce qu’on appelle improprement le choc des civilisations et qui n’est que le choc des barbaries : l’incapacité de l’humanisme, sous sa forme anglo-saxonne (laïcité positive) ou française (laïcisme) à combattre sérieusement les islamistes dont il instrumentalise le terrorisme.

Cette incapacité naît d’une absence totale de légitimité et se résume à une question, la question du plus fou.
 Comme toujours, la politique s’appuie sur la morale, qui s’appuie sur la métaphysique, qui s’appuie sur la religion et c’est là que le château de cartes de la non-civilisation occidentale post-moderne s’écroule.
Il ne repose sur aucune fondation solide.
Qui est en définitive le plus fou ?
 Le fou de Dieu ou le fou des hommes ?
 Les islamistes qui prennent à la lettre la parole donnée par le prétendu « Dieu » Allah à son prétendu « prophète » ?
 Ou la république qui professe qu’il « n’y a rien au-dessus de la loi civile », pour reprendre le mot de Jacques Chirac, et qui prétend imposer à tous cette « vérité » révélée ?

L’Ecriture, en l’espèce le psaume 14, apporte sa réponse : « L’insensé dit en son cœur, il n’y a point de Dieu ».
Faisant taire la voix de la droite raison naturelle, le fou s’impose à lui-même la superstition athée.
De ce point de vue les islamistes sont moins fous que les humanistes, ce n’est qu’en aval qu’ils dérapent.
 
La conquête de la France par le totalitarisme humaniste


Si l’on redescend à l’étage politique, la question du plus fou promet de recevoir dans un proche avenir une réponse qui heurtera les humanistes.
 En effet, ils sont parvenus en un siècle à imposer pratiquement, dans la vie politique, dans l’espace public qu’ils ont organisé, leur dogme, à savoir que Dieu n’existe pas.
En France, ils sont parvenus à chasser les religieux de l’école et des hôpitaux, et le Dieu catholique de la sphère publique.
Ils sont arrivés en plusieurs matières à faire honte aux Français de leurs sentiments, de leurs croyances, de leurs idées.
Et ont pris l’habitude (c’est vrai notamment en matière de prétendu « racisme ») de condamner leurs adversaires non pas sur des faits, mais sur des idées, des opinions.
 La loi Gayssot et la loi Pleven permettent chaque jour des manifestations de ce totalitarisme humaniste d’État.
Aussi les humanistes tentent-ils de faire de même aujourd’hui contre les islamistes, avec leurs centres de prévention : en traitant l’ennemi non sur ses actes, mais sur ses intentions.

Les islamistes sont durs à cuire : qui va gagner ?
Cependant face à une religion de conquête, ils découvrent les limites de cette stratégie.
C’est par la force, non par la persuasion, qu’ils se sont imposés en France contre la majorité du peuple.
C’est par la force qu’ils sont parvenus à faire croire que toutes les religions se valent, donc, si l’on y réfléchit bien, qu’aucune ne vaut rien.
Mais la force aujourd’hui leur manque.
Ils ont certes instrumentalisé l’islam et les islamistes contre la France traditionnelle et catholique, dans l’espoir d’imposer au bout du compte l’indifférence religieuse généralisée et le règne de l’humanisme maçon.
Mais les islamistes sont plus durs à cuire que les démocrates-chrétiens.
Se laisseront-ils imposer la loi de la république ou s’imposeront-ils à elle par la force ?

La partie n’est pas jouée.
Malgré les massages et les cours d’escrime, le lavage de cerveau démocratique ne semble pas l’emporter sur le lavage de cerveau islamiste.
 Sparte l’emporte pour l’instant sur Sybaris.
Aujourd’hui, les humanistes conservent encore les apparences du pouvoir : mais sauront-ils contenir et instrumentaliser les jeunes fanatiques qu’ils ont engendrés, ou se feront-ils manger ?

 Les humanistes finiront-ils dans les geôles islamistes en cellule de dé-radicalisation ?

 C’est la question des prochaines années.

Pauline Mille



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