mercredi 20 juillet 2016

Violences urbaines: Le jour d'après...

Le 20/07/2016





Il y a parfois, dans la bouche des journalistes, des mots qui vous stoppent dans votre élan. Il en va ainsi, ce matin, du mot " après ".

Je viens de me lever et quand je me lève, faut pas m'asticoter.
 La cafetière, le café, la clope.
Je porte péniblement mon mug à ma bouche, m'apprête à avaler cette première gorgée... et là, paf !, le gars sur Itélé a dit: " Après ".

" Après la mort d'un jeune homme, des incidents ont éclaté entre forces de l'ordre et des jeunes à Persan-Beaumont, deux villes du Val d'Oise, limitrophes du département de l'Oise ".

Bougre de journaliste !
 Ce n'est pas " après " la mort d'un jeune homme, c'est " après " des nuits et des nuits de violences urbaines.
 Nuance !
 Depuis plus de huit jours, une bonne dizaine de villes du Val d'Oise sont le théâtre de violences urbaines et d'affrontements entre la diversité, heureuse de caillasser, et la police.
Comme chaque année, depuis dix ans environ, quand la chaleur arrive !
 A croire qu'ils ont leurs vapeurs, les CPF.
 Argenteuil, Groslay, Gonesse, Garges, Montigny, Cormeilles, Persan, Beaumont, Pontoise, Bezons, etc... ça fait plus de 8 jours que cela dure dans les quartiers sensibles: voitures et poubelles incendiées, vitres brisées, abribus détruits, flics et pompiers caillassés, commissariats attaqués, Cocktail Molotov et mortiers à volonté.


Mais, et peut-être vu le contexte actuel assez tendu, les médias télévisés, ne nous en parlent pas, ou très peu.
Il faut un " après la mort " pour qu'ils commencent à émerger et à enfin nous informer.
Un mort, difficile de le passer sous silence et puis, ça fait de l'audience.

Persan et Beaumont, c'est à 5 kilomètres de chez moi, autant vous dire qu'ici, tout le monde est au courant de ce qui se passe, y compris quand la BRI fait des descentes dans des nids de djihadistes, et cela fait 8 jours que le matin, on a juste à constater les dégâts pour se rendre compte à quel point la nuit a été chaude.

Alors non, monsieur le journaleux, ce n'est pas " après la mort d'un jeune homme " que des incidents ont eu lieu, c'est " après des nuits d'affrontements que ce qui devait arriver est arrivé ".
Quant à ces racailles abruties, il faudra bien qu'un jour elles comprennent qu'on ne joue jamais impunément avec la police le feu.

Addendum: Beaumont, cet après-midi, du jamais vu dans le coin depuis au moins 40 ans:
 

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