jeudi 31 mars 2016

Où sont-ils et combien sommes-nous ?


jeudi 31 mars 2016
 

 
Mais quel cirque !

Une dizaine de lycées parisiens fermés (à priori illégalement car la décision a été prise hier et avant hier) aujourd'hui, pas à cause d'une menace d'attentat, d'un affaissement simultané des toitures ou Dieu sait quoi, non fermés par mesure de sécurité:
Pour éviter des attroupements, des affrontements entre lycéens grévistes et non grévistes ou des dégradations !
Non mais on va où, là ?
 C'est quoi ce pays où des proviseurs préfèrent fermer boutique par crainte de désordre !
 C'est quoi ce pays où l'on donne la parole à une lycéenne pour qu'elle puisse dire tout le mal qu'elle pense de ces fermetures ?
Si, si, je viens de l'entendre sur Itélé même qu'elle se fait appeler Galatée et qu'elle avait autant de rouge à lèvres qu'une vieille pute à 10 balles:
Vous comprenez, qu'elle a dit, c'est pas normal de fermer les lycées, on ne peut pas y faire d'AG pour parler de la grève et des actions à mener, on ne peut pas se rassembler ensemble avant de partir à la manif, non, c'est vraiment pas cool !
 Pauvre conne !

Je peux comprendre que des lycéens manifestent, à leur place, peut-être aurais-je fait de même; ils ont de quoi être inquiets, l'avenir n'est vraiment pas serein, mais tout de même...
Y en a-t-il seulement 1 sur 10 qui ait pris connaissance du texte de ce projet de loi El Connerie ?


Non mais quel cirque!

De mon bureau, la télé allumée, je vois du coin de l’œil Rennes, Marseille, Toulouse, Grenoble, Nantes ou Paris en grève et tremblant aux cris des manifestants contre la loi travail.
Des policiers blessés, des jets de pierre, de pavés !
 Une police obligée de recourir aux canons à eau.
Des cagoulés qui cassent tout sur leur passage.
 30 000 manifestants à Paris autant à Marseille ou Toulouse, des jeunes, des moins jeunes, des vieux, des syndicalistes, y a de tout !
Y a même des fonctionnaires.
Comme cet extrémiste de Besancenot, postier de son état payé par les contribuables, en train se plaindre que les policiers sont trop près des manifestants, qu'il ne faut rien garder du projet El Connerie et qui appelle au blocage du pays.
Non, mais ça va quoi !
C'est ça la France apaisée qu'on nous avait promise ?

Mais quel est donc ce pays où l'immense majorité des habitants accepte, sans quasiment broncher, d'assister depuis 4 ans à un tel naufrage, naufrage orchestré par un Président qui ne vaut plus un clou et dont la côte de popularité ne cesse de s'effondrer; à un point que l'on peut réellement se poser la question de sa légitimité !

Les lycéens et les syndicalistes qui ne représentent qu'eux-mêmes dans la rue, je peux comprendre mais les 6 millions de chômeurs, les 10 millions de précaires, les retraités aux pensions de misère, les handicapés à qui on annonce, royal, une hausse de 0,1% (soit 81 centimes) de leur allocation (AAH) quant on revalorise de 1,2% le point d'indice des fonctionnaires, les centaines de milliers de gens à qui on impose l'achat d'un décodeur s'ils veulent continuer à regarder la TV passé le 5 avril, ceux qui en ont ras le bol de bouffer des pâtes dès le 10 du mois, les Français qui en ont assez de ne plus se sentir chez eux,..., ils sont où tous ces gens qui ont de vraies et bonnes raisons d'être furieux, ils sont où ?
 
Parce que quitte à ce que ce soit le cirque, autant hisser le grand chapiteau, un vrai cirque, quoi, pas ces manifestations à la con d'aujourd'hui, des manifestations pour une loi qui, de toute façon, sera adoptée même vidée de tout son contenu initial.

Combien sommes-nous à nous contenter d'un simple bulletin de vote et d'une urne pour exprimer notre mécontentement ?
Combien sommes-nous à préférer le repli sur soi ?

Combien sommes-nous à rêver d'un Grand Soir et de lendemains qui chanteraient, combien sommes-nous à ne plus supporter cette classe politique, combien sommes-nous à en avoir assez de galérer, combien sommes-nous à ne plus accepter de voir à quel point notre pays sombre, combien sommes-nous à ne plus supporter la gabegie ambiante combien sommes-nous à ne plus accepter d'être dirigé par pareille engeance,...
Oui Combien sommes-nous ?
 
Indubitablement des millions mais nous ne bougeons pas.
 
Des veaux ?

Ce Président et son gouvernement - puisque c'est ainsi que nous sommes censés les appeler - ont beaucoup de chance.
 
Vraiment.

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