jeudi 24 mars 2016

Dans le Var, un panneau publicitaire géant réclame "la mort pour les terroristes"

 
 
Après les attentats commis à Bruxelles (Belgique), un publicitaire de La Seyne-sur-Mer a utilisé un espace pour afficher ses opinions en grand, jeudi 24 mars 2016. (MACI)
 
"La mort pour les terroristes." Tel est aujourd'hui le message qui s'étale en lettres capitales sur un gigantesque panneau planté sur la départementale 559, entre Six-Fours et La Seyne-sur-Mer (Var).
 
Après les attentats commis à Bruxelles mardi 22 mars, Michel-Ange Flori, un publicitaire de la région, a choisi de partager son opinion personnelle avec les automobilistes.
 "Ces attaques m'ont choqué, et je ne peux pas me résoudre à leur banalisation", se justifie-t-il à francetv info.
"François Hollande dit qu'on est en guerre, alors qu'on mette en place des peines de guerre !", poursuit-il sur un ton martial.
 Et tant pis si les passants ne partagent pas tous ses convictions.
"Ce sont quelques mots qui seraient choquants ? Quand vous voyez des corps déchiquetés, ça ne vous choque pas plus ?"
Michel-Ange Flori assure avoir reçu de nombreux mails de soutien, mais refuse toute étiquette politique : "Je suis libre. Ni gaucho, ni facho, ni bobo, ni écolo."
 
"J'investis pour communiquer mon opinion"

Imprimée dans un format de quatre mètres sur trois, l'affiche, qui a été installée sur le panneau dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 mars, devrait rester accrochée pendant "une huitaine de jours".
 Michel-Ange Flori utilise ainsi un espace de sa société familiale à des fins personnelles.
 "C'est mon avis et je l'affiche à la place d'une publicité pour le supermarché du coin. J'investis pour communiquer mon opinion."
Mais que disent les autorités ?
 Pas grand-chose pour le moment.
Contactée par francetv info, la mairie de La Seyne-sur-Mer n'a pas souhaité faire de commentaire.

Une "pub" similaire après les attentats de novembre

Michel-Ange Flori n'en est pas à son coup d'essai. Après les attentats de Paris, le Varois s'était déjà exprimé sur les événements : "Monsieur le Président, changeons la loi. La mort pour les terroristes et leurs complices".
La police avait alors un peu tiqué.
"A l'époque, ils ont cherché à faire pression sur moi, en évoquant des aspects réglementaires", raconte le publicitaire.

En 1999, ce Corse d'origine avait même passé 24 heures en garde à vue après avoir mis en doute la probité de l'Etat français dans l'affaire du préfet Erignac.
Les pompiers n'avaient alors pas hésité à scier les montants du panneau.
Au vu de l'épais pilier métallique, cette fois, ça s'annonce plus compliqué.

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