dimanche 31 janvier 2016

Marck : des migrants font souffler un vent de panique dans l’allée des Bernaches


Publié le
PAR YVES-MARIE CHOPART
 

Le grillage et le fossé posés par la municipalité à l’entrée de l’allée des Bernaches n’ont nullement découragé les migrants.


Vendredi soir, plus d’une centaine de migrants très énervés, dont certains armés de bâtons et de barres de fer, ont fait souffler un vent de panique dans l’allée des Bernaches. Les forces de l’ordre sont intervenues très vite.

 
Quelques riverains sont regroupés hier après-midi dans l’allée des Bernaches.
Commentant les faits qui se sont produits la veille entre 23 h 30 et minuit.

 « Depuis près d’un an, nous assistons au passage des migrants qui se rendent de la jungle à Transmarck, raconte un habitant. Mais c’est la première fois, hier en fin de journée (vendredi soir), que nous avons eu peur. »
 
Ainsi selon les témoignages, un grand nombre de migrants (de 100 à 300 selon les versions) se sont montrés agressifs.
 De façon inhabituelle selon un autre résidant dont la maison jouxte le grillage et le fossé installés, en vain, par la municipalité pour décourager les migrants de passer : « D’habitude, ils passent calmement, mais cette fois, pour une raison indéterminée, ils étaient très énervés. »
 Pour quelle raison ?
 Aucun des riverains n’est en mesure de fournir une explication.
« Tout ce que j’ai vu, c’est que l’un d’entre eux était blessé au pied. Peut-être qu’il y a eu une rixe entre eux et que ça a mis le feu aux poudres… »
« Terrés chez eux... »

Toujours est-il que pour la première fois, les habitants sont unanimes : ils se sont sentis en insécurité.
« Certains avaient des bâtons et même des barres de fer et tapaient sur les portes des garages ou des voitures. »
Une femme va plus loin : « J’ai ouvert mes volets. L’un des migrants a brandi sa barre pour me faire comprendre que je m’exposais à des coups. ».
 Une seconde poursuit : « Les gens sont restés terrés chez eux. Si les forces de l’ordre n’étaient pas arrivées rapidement, les migrants auraient pu s’énerver plus… Ce sentiment de panique, c’est la première fois qu’on l’a. Ma jeune fille n’a pas dormi. »

 La police et les CRS sont intervenus un quart d’heure après avoir été prévenus.

 « Dès qu’ils sont arrivés, les réfugiés se sont volatilisés… », conclut l’un des Marckois.

 « Il est urgent de placer en permanence une patrouille au Fort-Vert et aux Dryades et je demande le démantèlement complet de la jungle », a commenté Pierre-Henri Dumont, le maire, qui réclame aussi la sécurisation de Transmarck.

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