mercredi 23 décembre 2015

Taubira n'a pas à démissionner. Elle aurait dû être virée !


mercredi 23 décembre 2015





Ainsi donc, nous aurons assisté, presque incrédules, à l'une des plus belles guignolades qui nous ait été donné de voir, peut-être, depuis que la cinquième république existe !

Celui qui nous sert de Président promet devant le congrès - ce n'est pas rien, tout de même - d'inclure dans la constitution la déchéance de nationalité pour tous les bi-nationaux ayant commis des actes terroristes.
La quasi-totalité de la classe politique applaudit.
Même si en son sein, y compris à Matignon, quelques réserves sont émises: droit du sol et toussa, faut pas jouer avec les valeurs de la République et tout, et tout...
Quelques résistances plus fermes s'expriment chez les marioles de ce qui reste d'EELV et chez les rigolos de l'extrême-gauche. mais globalement, unité nationale post-attentats oblige, on est d'accord ! Président a promis, Président fera !
Et puis voilà que Dam' Taubira, voix éminente de notre gouvernement, d'Algérie où elle se trouve pour on ne sait trop quelle raison, déclare que la déchéance ne sera pas inclue dans la réforme constitutionnelle.
 Traduction de toutes et de tous: Président recule et se renie à nouveau, encore une fois !
 Puisque la vérole guyanaise, n° 4 du gouvernement, en charge du dossier, le dit, c'est que cela doit être vrai !


Tollé général justifié: Une promesse présidentielle faite devant le Congrès ne saurait être reniée pour des raisons politiciennes.
 Il en va de la crédibilité du pingouin élyséen.
Dans la soirée, sans doute ayant entendu le bruit des remous, Président organise au palais une petite réunion préparatoire au Conseil des ministres d'aujourd'hui.
 Des rumeurs courent que finalement, il maintiendrait la déchéance de nationalité.
Et zig, et zag, un pas en avant...un pas en arrière...

Mais alors, s'il maintient le projet, qu'est-ce qui a pu faire que la Guyanaise s'autorise une telle annonce ?
Se croit-elle tout permis ?
A-t-elle parlé en son propre nom ?
 S'est-elle cru au dessus de la parole présidentielle ?
 Était-elle consciente du camouflet qu'elle infligeait à Président ?
A-t-elle eu l'autorisation de Président d'annoncer cela, celui-ci se ravisant compte tenu du tollé général, et ce faisant, contredisant sa ministre de la Justice ?

Alors oui, ce matin, après un pataquès pareil, pataquès permettant de douter sérieusement de l'appareil d'Etat, de la cohésion gouvernementale et de l'autorité présidentielle, l'hystérique de Matignon annonce que la déchéance de nationalité fera bien partie de la réforme et que ce sera... une farouche opposante à ce projet, l'arrogante Taubira, qui aura le privilège de mener à mal bien la réforme, réforme qu'elle avait pourtant officiellement annoncée comme expurgée de la déchéance de nationalité !
 
Non, mais on croit rêver !
 
 On hallucine !
 
 Et ce poison qui ose dire que " parole première et parole dernière appartiennent au chef de l'Etat " !
 
 Elle qui en premier a annoncé que... enfin bref ...

Résultat du match: déchéance de crédibilité pour toute cette équipe de bras cassés, Président et ce gouvernement, tous incapables de la moindre cohésion, victimes de querelles intestines et coupables de maintenir en son sein un tel poison.

J'entends certains réclamer la démission de Taubira.
Pour qu'elle le fasse, encore faudrait-il qu'elle ait un minimum de rectitude, donc, elle ne démissionnera pas; trop heureuse de continuer son oeuvre de destruction méthodique.
Et elle ne doit pas démissionner, elle s'en grandirait.
 
Elle aurait du être virée, sur le champ !
 
 Pour cela, encore eut-il fallu que Président ait lui aussi un minimum de rectitude et de coucougnettes.
 
Visiblement, des deux, il semble dépourvu.

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