dimanche 20 décembre 2015

Migrants : l’Europe de l’Est baisse les bras

                                                    
Le 20/12/2015
L’irritation est à son comble.
   
Le débat autour de la crise migratoire en Europe de l’Est se tient essentiellement autour de la redistribution des recettes fiscales.
 En clair, les Européens de l’Est devront, malgré eux, recevoir des « réfugiés ».
 Les pays aux frontières extérieures devront accepter contre leur gré que des troupes étrangères, préposées à la protection des frontières, soient implantées dans leurs pays.
Le calcul est simple.
Ces pays sont receveurs nets et ont, jusqu’à présent, profité du système de répartition de l’Union européenne.
Aucun gouvernement, qu’il soit à l’extrême droite ou l’extrême gauche, ne fera une croix sur les milliards que redistribue l’Union européenne.
Le chancelier autrichien, Werner Faymann, l’a rappelé aux Européens de l’Est, durant le sommet de l’Union européenne sur les « réfugiés ».
Werner Faymann exprime la pensée de Merkel.
Au journal Die Welt, il confie : « Ceux qui reçoivent plus qu’ils ne contribuent ne doivent pas manquer à leurs obligations envers les réfugiés. »
Il ne souhaite pas non plus que les sommets deviennent de simples rendez-vous sans obligations. Gunther Krichbaum, de la CDU, est encore plus précis :« Dans ce cas, l’une ou l’autre route ne sera pas construite en Tchéquie ou en Slovaquie, car nous avons besoin de l’argent pour les réfugiés. »
 Le ministre des Affaires européennes tchèque, Tomáš Prouza, rejette indigné ce rapprochement sur Twitter en exprimant son étonnement que dans l’Union européenne « se négocient constamment des choses sans base juridique ».

Les États du groupe Visegrád (Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie) protestent contre ces projets de répartition des réfugiés, leur partage ayant déjà été acté à la majorité et contre leur avis.
Seule exception : la Pologne, qui n’était pas encore sous cette nouvelle administration conservatrice, s’est inclinée au dernier moment en faveur de ce projet.
 Or, à ce jour, Varsovie n’a pas accepté son quota de 160.000 réfugiés, ainsi que les autres pays du groupe Visegrád.
  L’irritation est à son comble.
 Cette crise migratoire mène à la destruction des frontières nationales et les frontières extérieures de l’Union européenne n’appartiendront plus aux souverainetés des pays en particulier.
 La question de l’intégration des réfugiés n’est pas résolue en contraignant les États à les accueillir.
Le risque est que les réfugiés deviennent des citoyens de seconde classe.

On constate d’ores et déjà qu’ils servent au dumping des salaires et pas seulement dans l’est de l’Europe, car il n’existe pas de bases légales.

 L’Union européenne n’est pas une union de valeurs mais un moyen pour les élites politiques de se servir.
 C’est bien la raison pour laquelle il n’y aura pas de résistance contre ce projet.
Les politiciens d’Europe de l’Est, comme ici, pensent d’abord à eux avant de penser à leurs peuples. Ce sont des milliards qui coulent à flots des divers fonds.
Et pas un seul gouvernement, de gauche ou de droite, ne voudra s’en priver.
 Celui qui paye a toujours raison.

Ce qui ne concerne, hélas, pas le contribuable de l’Union européenne, vache à lait.
Ce principe n’est valable que pour les partis de gouvernement et leurs réseaux, malgré toutes les différences idéologiques.
À croire que la seule idéologie qui compte est celle du portefeuille.

Naturellement, ce sont les peuples de souche qui trinquent.

Si tous les citoyens européens faisaient la grève des impôts, le problème de l’immigration clandestine serait peut-être réglé.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.