samedi 26 décembre 2015

Le retour des idéologues

                                                    
Le 26/12/2015
 
De nombreux journalistes amis du pouvoir continuent à bénéficier de logements municipaux à prix modique alors que le déficit en habitat social est criant.
   
Bertrand Delanoë nous avait habitués à un mélange savamment épicé de strass, paillettes avec une pincée de social, assommant au passage le contribuable comme tous ses amis barons roses de province.
La Philharmonie de Paris, le 104, la restauration de l’affreux Forum des Halles pour la modique somme de 800 millions d’euros : autant de projets pharaoniques à additionner aux événements clientélistes à l’image de Paris Plages, récemment épinglé par la Cour des comptes.
 Nuit blanche, Nuit du ramadan censés faire basculer la capitale dans le XXIe siècle.
N’en déplaise aux grincheux de tout poil dont, au premier chef, votre serviteur, la mise en place de cette politique spectacle aura eu pour conséquence de « déprioriser » des tâches municipales de base comme la sécurité, la propreté, les transports en commun, tout en « sadisant » au passage ce sinistre pollueur individualiste qu’est l’automobiliste.
Cette bascule stratégique aura durablement modifié la sociologie du Parisien, incarné dorénavant par le bobo, cet être de tous les combats moraux, surtout à portée de la place de la République à vélo, repu au quinoa durable et étanché au café équitable.
 Dans la parfaite ligne de son mentor, Anne Hidalgo, 1re magistrate des bobos, retraitée à 52 ans après une carrière harassante d’inspectrice du travail, doit parfaire l’œuvre du maître, les ressources en moins et les intérêts de la dette en plus.
 L’exercice se veut fragile quand on a augmenté à outrance droits de mutations, impôts fonciers, taxe sur les résidences secondaires et tickets de stationnement.
Heureusement, ce n’est pas parce qu’on appartient à l’axe socialo-écolo-front de gauche qu’on n’a pas de ressources.
 Aussi, il convient de continuer à faire payer les riches, terme générique censé incarner l’électeur qui a le mauvais goût de ne pas voter pour le camp du bien.

Pour assurer une réussite totale à cette entreprise, madame LE maire – comme elle ne souhaite pas qu’on l’appelle – s’est arrogé les services de Ian Brossat, adjoint chargé des questions relatives au logement et à l’hébergement d’urgence, autrement dit empêcheur des quartiers de l’Ouest parisien de tourner en rond.
Ce fringant et sympathique élu communiste, de cette idéologie à faucille et marteau responsable de plus de cent millions de morts à travers le monde, se fait fort de racheter à prix exorbitant des immeubles dans les quartiers cossus pour les transformer, après d’énormes travaux de rénovation, en HLM au nom de la mixité sociale.
 C’est dans cette veine de divergence idéologique que notre zélé représentant du peuple obtint l’expulsion de Frigide Barjot de son logement appartenant à la mairie de Paris, le transformant sous le regard enamouré des caméras de télévision en colocation étudiante.
Faut-il noter, au passage, que de nombreux encartés et journalistes amis du pouvoir continuent à bénéficier de logements municipaux à prix modique alors que le déficit en habitat social est criant ?
Le dernier coup de publicité en date est le vote par le Conseil de Paris, sans concertation aucune avec la mairie de l’arrondissement concerné et ses riverains, de l’implantation d’un camp de « migrants » en plein XVIe arrondissement, le tout en périphérie du bois de Boulogne, site classé et donc inconstructible.
 Les quelques ambassadeurs et personnalités qui ont le mauvais goût d’habiter dans ce quartier paisible auront donc une vue imprenable sur ce camp, écolo-responsable aux dires de ses promoteurs.

Espérons qu’en cas d’alternance en 2017, l’équipe municipale installera un camp similaire avenue Gabriel, au bout de la grille du Coq, à portée du palais de l’Élysée, au nom de la justice sociale. Humour, malice, caprice d’idéologue : à vous de juger.

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