jeudi 17 décembre 2015

Complé/iment à Robert Ménard

                                                    
La machine à briser le « plafond de verre » se trouve dans l’électorat UMP/LR, écartelé par la guerre des chefs.
 
 Le 17/12/2015
Robert Ménard a raison : pour l’emporter, le Front national doit sortir du splendide isolement, qui a sa grandeur, mais aussi ses limites : c’est l’une des leçons du 13 décembre.
Éric Zemmour ne dit pas autre chose lorsqu’il suggère au FN de se fondre dans un ensemble plus vaste, une sorte de Front des Fronts, bref, un Rassemblement du Peuple Français.
La machine à briser le « plafond de verre » se trouve dans l’électorat UMP/LR, écartelé par la guerre des chefs.
 D’un côté les Juppé, Raffarin, NKM, et autres, qui prônent l’alliance ouverte avec les socialistes de gouvernement ; ils portent ainsi l’UMPS, chère à Marine Le Pen, sur les fonts baptismaux du paysage politique français ; l’enfant naturel, un peu bâtard, un peu fruit d’un mariage-pour-tous idéologique, qui vient de pousser ses premiers vagissements dans le Nord et en PACA, accède enfin à la lumière. Zemmour a raison de le dire.
Cette frange de l’UMP/LR envisage de former un centre mou, un ventre mou, qui agrégera les droitistes de gauche macronoïdes, les gauchistes de droite et les adeptes de l’extrême centre, ainsi que les habituels mangeurs de soupe, en un chamallot à la guimauve indigeste.
 Cette alliance signe la mort de la vieille scission droite/gauche.
De l’autre côté, la majorité des électeurs de LR, ceux qui, de plus en plus ouvertement, osent parler immigration, assistanat, communautarisme, islam, tous ces gros mots, tous ces gros maux que l’on se refuse aujourd’hui à traiter pour ne pas être accusé de « faire le jeu du FN ».
 En tête de ce groupe, Sarkozy – oui ! je sais ! mais ne commençons pas la chikaya ! –, Wauquiez et d’autres.
Si la droite, la grande, la droite de la liberté et du mérite, la droite conquérante ultra majoritaire dans le peuple de France, veut gagner, c’est à la fusion de ces gens-là qu’elle doit travailler dès demain matin, avec programme clair et convainquant.
C’est l’idée de Robert Ménard.

Maintenant, et c’est le point qu’il n’a pas encore traité dans son appel, il faut des hommes et des femmes pour servir ce projet, des hommes et des femmes intègres, passionnés, sans passé compromettant, patriotes dans la tripe et dans l’âme, pas des professionnels de la politique, mais des « amateurs » de la chose publique au sens noble de ces deux termes.
Des hommes et des femmes parfois nouveaux, mais pas seulement, des engagés, des convaincus, des charismatiques.
Des hommes et des femmes prêts à se battre non pour un poste, une place, une carrière ou un palais, mais pour la France, tout simplement, pour stopper sa chute détestable commencée il y a des décennies et redonner au pays sa fierté, sa grandeur, sa noblesse.
Ces hommes et ces femmes existent, du très médiatique Philippe de Villiers qui pourrait porter le flambeau, à mon obscur copain de village prêt à s’engager, mais qui n’ose pas encore.
Probablement leur faut-il un signe.

  Qui est très bien placé pour donner ce signe et fédérer ces forces ?

J’ai une petite idée…

 N’est-ce pas, Robert ?

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