samedi 21 mars 2015

Valls offre sa dernière tournée


 
 
Le 21/03/2015
 
Valls est rentré à Paris et sa dernière tournée ressemblait fort à un pot d'adieu.
 
Valls le téméraire, défenseur des « valeurs républicaines » et héraut antifasciste, a effectué son ultime croisade en terre corrézienne, fief très précieux de son président et éventuel lieu de retraite pour y retrouver un grand prédécesseur de ses amis.
 Le symbole est puissant à plus d’un titre et la démarche fut probablement faite par procuration, car François Hollande a un agenda particulièrement chargé avec tous les deuils et avanies qui accablent la France et les pays proches, sans parler du climat – pas seulement électoral – qui est au centre de ses préoccupations, avec sa réélection en 2017.
 Dans ce département de la France très profonde, le Premier ministre a dû se sentir assez mal à l’aise, lui l’Hispano-Essonnien.
 Pourtant, une opportune exhortation en occitan, langue proche de son catalan natal, aurait pu jeter de l’émotion et provoquer quelque adhésion à ses propos virils.
Il aurait pu, aussi, évoquer les ralliements de républicains espagnols aux maquisards limousins – et communistes -, mais le risque était grand que quelques anciens, très avertis, rappellent les exactions et assassinats sommaires commis alors contre des Français et jamais punis.
 Apparemment, il omit ces liens mémoriels qui auraient pu le rapprocher un instant de la population locale.

Il aurait pu, également, parcourir ces belles routes départementales qui sont l’honneur des territoires ruraux, et visiter des lieux symboliques pour y porter la parole de vérité.

Oublions la D63 qui mène à Chirac-Bellevue, une démarche vers ce lieu pouvant se révéler contre-productive par provocation.

 En revanche, le symbole eût été fort d’emprunter la D1089, non pour se rendre à Sarran, haut lieu de la mémoire chiraquienne, mais à Rosiers-d’Égletons, petite bourgade d’un millier d’habitants menée par un maire socialiste et dont le nom évocateur aurait marqué le déplacement d’une force militante renforcée.
Mais il est demeuré à Tulle, ville au nom léger mais qui suggère aussi le pansement gras que l’on pose sur une brûlure.

Le dernier symbole prémonitoire de cette campagne ?

 Manuel Valls est rentré à Paris et sa dernière tournée ressemblait fort à un pot d’adieu.

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