mardi 17 mars 2015

Sartrouville: La suppléante FN de 83 ans violemment agressée

17/03/2015 à 17:06 par Renaud Vilafranca
L'agression s'est déroulée ce matin, avenue de la Concorde, à quelques centaines de mètres de la gare. (Capture d'écran Google maps)
 
L'agression s'est déroulée ce matin, avenue de la Concorde, à quelques centaines de mètres de la gare. (Capture d'écran Google maps)
 
Ce matin, Marie-Françoise Lagroua, suppléante FN aux départementales sur le canton de Sartrouville, a été menacée, insultée et frappée alors qu'elle collait des affiches.
 
Le collage d’affiche peut parfois devenir un exercice périlleux.
 Marie-Françoise Lagroua, 83 ans, suppléante aux départementales sur la liste FN du canton de Sartrouville, a été agressée mardi 17 mars par un couple de 25, 26 ans, selon plusieurs sources.

«On va te tuer»
 
Vers 11h10, cette Mansonnienne collait des affiches sur des panneaux électoraux situés avenue de la Concorde, à deux pas de la gare, quand le jeune homme et la jeune femme s’en sont pris à elle.
«Ils lui ont dit, «on va te tuer».
Ensuite, elle s’est faite insulter et frapper», rapporte Didier Palix, tête de liste FN sur le canton. L’intéressée n’a pas pu être contactée.

Des coups et le seau de colle vidé sur la tête
 
Il explique ensuite que la jeune femme a arraché le seau de colle des mains de la suppléante frontiste pour lui asséner «plusieurs coups sur le sommet du crâne» avec, puis, lui «vider la colle» sur la tête.
 L’arrivée d’une institutrice accompagnant un groupe d’enfants a mis en fuite les agresseurs.
«Ils s’en sont pris verbalement à l’enseignante aussi», précise Didier Palix.
Les lunettes de Marie-Françoise Lagroua ont été brisées durant l’agression et la militante FN présenterait plusieurs bosses à la tête.
 Elle est allée déposer plainte en fin de matinée et devait subir un examen à l’unité médico judiciaire de Versailles cet après-midi.
Le tête de liste Front national dénonce «un climat de détestation» mis en place autour de son parti «par les plus hauts représentants politiques du pays».

Une situation qui, selon lui, provoquerait ce type de comportements.
Pierre Fond (UMP), le maire de Sartrouville, tête de liste UMP/UDI pour le canton, condamne fermement cette agression : «Quel que soit les oppositions politiques, il est scandaleux qu’une personne qui mène une campagne électorale se fasse violenter, déclare l’élu.
 J’ai demandé au commissaire et à la police municipale de tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs des faits.
 Les caméras de vidéosurveillance de la ville sont déjà en cours de visionnage afin de les confondre au plus vite.»

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