dimanche 28 décembre 2014

Mamie Loto, un assassinat programmé par l’administration fiscale.

De Emmanuel Bolling, Chef d'entreprise temoignagefiscal.com
28 décembre 2014
 
 
mamie loto 1

Yvette Bert, surnommée par les médias « mamie loto » est morte.
 

Cette pauvre femme, comme elle l’avait annoncé lors de son jugement, s’est laissée mourir.
Un an auparavant, n’en pouvant plus du viol fiscal qu’elle subissait, elle avait déjà tenté de mettre fins à ses jours.
Les juges le savaient, et pleinement conscient qu’ils l’envoyaient à la mort, ils l’ont condamnée.
Pousser quelqu’un au suicide, cela s’appelle dans le langage courant, un meurtre.

Bercy est coutumier de ces assassinats déguisés, mais d’habitude tout se passe en silence, les médias regardant ailleurs.
Ceux-ci  préfèrent nous faire des tartines sur le chien du Président, dont tout le monde se fout comme de l’an 40, que de parler des exactions fiscales.
Les journalistes, trouvant que la détresse d’Yvette  Bert était télégénique, surtout si elle pleurait,  qu’elle pourrait faire un « beau sujet », ils se sont donc focalisés sur elle.
Un sujet, chassant l’autre, elle disparut de notre actualité aussi vite qu’elle était apparue.
Oubliée la mamie Loto et sa « juste » condamnation.
Personne n’a cherché à savoir pourquoi le fisc l’a laissé organiser, durant des années, des lotos dans son bled, au vu et au su de tout le monde.
Pendant ces années, elle a collé des affichettes à tous les croisements, elle a fait de la pub etc…
Bref tout le monde savait.
Le maire, la gendarmerie et bien sûr le Grand Satan, auquel, nous le savons, rien n’échappe.

Un jour, certainement, un inspecteur « assermenté » des impôts, en mal de quota ou de prime, s’est mis en tête de l’allumer.

Au centre des impôts de la région, tout ce beau monde savait aussi qu’elle ne pourrait jamais payer, vu ses revenus plus que modeste, une quelconque amende.
Cela n’a aucune importance.
Les statistiques, les primes, les quotas sont calculés en fonction du redressement.
Pas de son paiement.

La beauté de la chose est là.
Il faut à tout prix charger la mule, peu  importe qu’on la tue!
Cela ne concerne en rien nos honnêtes inspecteurs qui exécutent une mission sacrée : remplir le tonneau sans fond de l’Etat.
Des milliers d’entrepreneurs sont ainsi pillés et ruinés chaque année pour le remplir; en vain !
Le suicide d’un homme, petit fait apparemment sans importance pour le pouvoir dictatorial en place, fit basculer la Tunisie dans la révolution.

Le suicide d’Yvette Bert, petit fait apparemment sans importance pour le pouvoir dictatorial de Bercy, fera-t-il basculer la France dans la révolution ?

Wait and see…

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