vendredi 28 novembre 2014

La fiancée du Président.


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Le 28 novembre 2014


   
« Fiançailles : temps qui s’écoule entre la première roucoulade et le gazouillis de séparation ».

« La fiancée du Président » .
 Un joli titre pour une comédie de mœurs américaine qui aurait pu être jouée, naguère, par Julia Roberts.
 En France, on préférerait un peu plus sulfureux, moins eau de rose, « La maîtresse du Président ». L’actrice principale pourrait être une autre Julie – Julie Gayet, bien évidemment.
« La fiancée du Président », c’est aussi comme cela que Julie Gayet se serait présentée à des gendarmes à qui elle aurait demandé d’être escortée.
La maréchaussée en escort boys : pourquoi pas.
La délinquance étant en recul, selon M. Cazeneuve, cela libère du temps pour des missions de ce type.
Au passage, l’histoire ne nous dit pas si l’un des pandores a répondu à la demoiselle que son mari s’appelait Maurice.
 « La fiancée du Président ».
 Rien de moins.
 Mais que pouvait-elle dire d’autre, du reste, celle qui pour l’instant montre une discrétion qui sied tant à la rêveuse bourgeoisie ?
Sa maîtresse ?
Cela aurait été un peu gonflé, presque provocateur comme ses meilleures scènes de cinéma.
 Sa concubine : on n’est pas en Chine au temps des mandarins.
 Sa petite amie ?
Trop scolaire.
Sa compagne ?
C’est aller déjà bien loin en affaire.

Son égérie ?
 François Hollande n’est pas Paul Reynaud et Julie Gayet n’est pas la comtesse de Portes.
Alors va pour la fiancée.
Notons que le mot fut lâché sous la pression des événements, au bord de la route et de la crise de nerfs.
En quelque sorte, un cri du cœur.
Alors, c’est beau, quoi, et j’ai presque envie d’écraser une larme, la sœur jumelle de celle que j’écrase lorsque je regarde à la télé les mariages princiers commentés par Stéphane Bern.

Mais Mademoiselle Gayet n’a peut-être pas senti tout le poids de ce que signifie « fiancée ».
Moi si, car figurez-vous, mais vous vous en moquez et vous avez raison, la semaine dernière, c’était les fiançailles de ma fille.
Alors, j’ai fait comme tout bon tâcheron de la langue française : j’ai pris mon bon vieux dictionnaire, édition 1974, celui où il y avait encore les pages roses, et dans lequel à l’article « mariage », on pouvait lire « Union légale d’un homme et d’une femme ».
 Bref, le temps des cathédrales, en quelque sorte.
 Je lis. « Fiancé : celui, celle qui a fait promesse de mariage. »
 Bien.
« Fiancer v.t. (de l’anc. fr. fiance, engagement). Promettre solennellement en mariage. »
Bien, bien.
Promesse de mariage ou abus de langage ?
J’avoue pencher plutôt pour la seconde hypothèse.

 L’homme de l’Élysée est, certes, passé maître en promesses.

On se souvient de la courbe du chômage, délaissée depuis lors au profit de courbes moins austères et tout aussi ondulantes.

Mais il semble avoir un problème, comme on dit pudiquement, vis-à-vis de l’engagement.

Abus de langage, donc. Un de plus. Je crois que le Larousse s’est rendu à la définition aujourd’hui légale du mariage.

J’imagine qu’il ne tardera pas de mettre au goût du jour ou de la nuit la définition des fiançailles.

Pour ma part, je propose : « Fiançailles : temps qui s’écoule entre la première roucoulade et le gazouillis de séparation ».

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