vendredi 28 novembre 2014

Condamné pour avoir insulté Marion Maréchal Le Pen sur Twitter.

 AFP

 
Condamné pour avoir insulté Marion Maréchal Le Pen sur Twitter
 
Il s'était servi de Twitter pour traiter Marion Maréchal Le Pen de "conne" et de "salope", l'assistant parlementaire d'un sénateur PS a été condamné à 800 euros d'amende avec sursis ce vendredi.
 
Jean Bourdeau, assistant parlementaire d'un sénateur PS, a été condamné ce vendredi 28 novembre à 800 euros d'amende avec sursis pour avoir qualifié sur Twitter la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal Le Pen de "conne" et de "salope".
Le tribunal correctionnel de Paris l'a en outre condamné à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à l'élue et la même somme au titre des frais de justice.
Poursuivi pour injure publique envers une personne privée, Jean Bourdeau, alors assistant de Jean-Pierre Michel, ex-sénateur socialiste de Haute-Saône, avait affirmé avoir visé "l'élue et non la femme (...) dans un cadre politique", celui d'une élection cantonale partielle remportée par le Front national à Brignoles dans le Var en octobre 2013.
Il espérait ainsi obtenir la relaxe en faisant juger que Marion Maréchal Le Pen n'avait pas engagé ses poursuites sur le texte de loi adéquat.
Le tribunal a rejeté son argumentation.

"C'est à juste titre que Marion Maréchal Le Pen rétorque que la poursuite est correctement qualifiée, a-t-il dit, puisque les invectives employées, même en tenant compte des éléments intrinsèques comme extrinsèques au message dont elles sont extraites, ne caractérisent pas des actes" se rattachant à sa fonction ou à sa qualité de députée.
Jean Bourdeau, 26 ans, avait déclaré avoir twitté en réaction aux "débordements qui ont eu lieu" à l'issue de ce scrutin, reprochant à Marion-Maréchal Le Pen sa passivité devant des militants FN criant "On est chez nous!" devant "des immigrés de première et deuxième génération rassemblés devant la salle des fêtes" de la ville.
 
Au printemps, l'humoriste Nicolas Bedos a été poursuivi devant le même tribunal, après avoir dans une chronique parue en 2012 dans l'hebdomadaire Marianne, qualifié Marine Le Pen de "salope fascisante".
 
 La présidente du FN n'avait poursuivi pour injure que le premier de ces deux termes.
 
 Le tribunal avait relaxé l'humoriste, estimant qu'il était "parfaitement clair pour tout lecteur que la chronique en cause se situe dans un registre aux accents délibérément provocateurs et outranciers, revendiqué comme tel".
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