mardi 23 septembre 2014

Nicolas Sarkozy nous repasse les plats…


Sarkozy: le projet de 2012 recyclé? - YouTube thumbnail

 
Le 22 septembre 2014
   
Rien à espérer d’un ravalement de façade sur une maison à la charpente vermoulue et aux fondations malsaines.

Selon l’adage populaire, l’habit ne fait pas le moine ; de la même manière, une belle apparence n’est pas un gage de la qualité d’un produit.
 Nicolas Sarkozy, fort de relais médiatiques en mal de sensations, aura bien sûr réussi son coup de marketing en monopolisant l’attention béate de la plupart de nos lamentables médias, captivés par le retour du messie « umpiste ».
Sarkozy la victime accédera sans aucun doute à la présidence de son mouvement politique.
 À noter le caractère pour le moins anti-démocratique de la campagne interne, truquée par avance, comme on sait le faire à l’UMP, puisque toutes les candidatures n’auront pas été admises.
 J’en veux pour preuve celle de Philippe Herlin, jugée trop risquée par les instances du mouvement puisque l’individu avait eu l’ignoble audace d’évoquer des alliances locales avec le FN.
À n’en pas douter, la candidature d’Hervé Mariton restera marginale puisqu’il porte, lui, quelques valeurs, notamment au regard de la défense de la famille et que, pour gagner dans ce jeu de dupes, il ne faut surtout avoir aucune idée forte mais une séduisante image, aucun contenu mais l’emballage du moment.
Au final, peu importe les annonces, tout étant joué par avance ; ce qui sera intéressant sera de savoir combien de temps la magie opérera, combien de temps tous resteront en admiration et quand quelqu’un qui n’aura plus rien à perdre annoncera que le roi est nu.
Car enfin, à quoi bon changer le nom de l’UMP, à quoi bon sortir du chapeau deux ou trois jeunes loups aux dents longues, à quoi bon repeindre la façade, s’il n’y a toujours rien à vendre.

 Peut-on, par un changement d’enseigne, faire oublier les scandales financiers, les querelles de famille, les mensonges et les trahisons, les échecs et les bilans affligeants et, surtout, la vacuité, non pas du discours que de belles plumes sauront rendre séduisant, mais la réalité de l’absence de résultat et de volonté réelle de changer les choses ?
On nous repassera donc les plats dont nous avons déjà trop soupé, mais on ne remettra certainement pas en cause les raisons de nos crises : crise économique bien sûr, mais aussi crise de la représentativité de nos institutions et crise identitaire aiguë dans notre France défigurée.

Bref, rien à espérer d’un ravalement de façade sur une maison à la charpente vermoulue et aux fondations malsaines.

1 commentaire:

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