jeudi 25 septembre 2014

Mort d'Hervé Gourdel: que risquent les Français à l'étranger?

BFMTV Samuel Auffray
Publié le 24/09/2014 à 19h32 Mis à jour le 25/09/2014 à 00h16                    
Samuel Auffray 24/09/2014 à 19:32

 
Une carte du Sahel diffusée le 22 septembre 2014 sur le site du Quai d'Orsay. En orange, les pays où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative. En rouge, les pays où les déplacements sont fortement déconseillés.

Une carte du Sahel diffusée le 22 septembre 2014 sur le site du Quai d'Orsay. En orange, les pays où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative. En rouge, les pays où les déplacements sont fortement déconseillés. - © Quai d'Orsay
 
L' otage français Hervé Gourdel a été assassiné mardi par le groupe jihadiste Jund al-Khifalah. Les Français doivent "prendre conscience qu'ils sont une cible", jugent les spécialistes.


"Mort parce qu'il était Français".
Par ces mots, le président de la République François Hollande a non seulement confirmé l'assassinat de Hervé Gourdel par le groupe islamiste algérien Jund al-Khifalah, mais également soulevé une crainte pour tous les Français en voyage ou vivant à l'étranger.
Quels sont aujourd'hui les risques pour les Français à travers le monde?
 Nos ressortissants "sont une des cibles prioritaires des groupes islamistes", assure l'ancien agent de la DGSE, les services français, Pierre Martinet.
 Selon l'expert, il est indispensable de "protéger davantage les ressortissants français" mais ces derniers doivent aussi "prendre conscience qu'ils sont des cibles potentielles.
Pour ma part, je considère que toute la partie Nord de l'Afrique potentiellement dangereuse".

30 pays à risque selon le Quai d'Orsay

D'autant plus depuis la décision de la France d'opérer des frappes aériennes contre Daesh (ou Etat islamique) en Irak, groupe auquel Jund al-Khilafah a prêté allégeance après avoir soutenu AQMI.
Certes, "il y a des endroits où on est moins protégés qu’ailleurs" mais "on ne peut pas interdire aux gens de voyager", tempère sur BFMTV le professeur de criminologie Alain Bauer.
En outre, 30 pays ont été placés en zone à risque par le Quai d'Orsay.

"Nous sommes dans une guerre de l'ombre"

"Depuis 2001, on appelle à enlever et à tuer des Occidentaux", rappelle Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, à BFMTV.
 "Les Français sont menacés depuis très longtemps, confirme Pierre Martinet.
 Nous sommes en guerre.
Une guerre de l'ombre qui fait énormément de dégâts physiques et psychologiques.
 Le principe du terrorisme est d'instaurer la psychose et la décapitation de quelqu'un est fait pour choquer l'opinion".

Pour Jean-Charles Brisard, consultant sur les questions de terrorisme, il est "clair qu'avec cette exécution, nous sommes dans un engrenage où vont se réveiller des groupes et des sous-groupes radicaux qui vont multiplier les prises d'otages".

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