mardi 26 août 2014

Montebourg : «Hollande ment tout le temps, c'est pour ça qu'il est à 20%» (vidéos)

LE SCAN POLITIQUE

Par Tristan Quinault Maupoil
Mis à jour le 26/08/2014 à 12:44
Publié le 26/08/2014 à 12:02

Arnaud Montebourg, sur les bancs de l'hémicycle de l'Assemblée nationale

Arnaud Montebourg, sur les bancs de l'hémicycle de l'Assemblée nationale Crédits photo : Abaca/Boe Romain/ABACA
LE SCAN POLITIQUE/VIDÉOS - Le ministre sortant de l'Économie s'est confié à deux journalistes qui préparaient son portrait. Les commentaires, assumés et destinés à être publics, sont très durs à l'encontre du président de la République.

Arnaud Montebourg avait programmé une salve de critiques contre le président de la République avant d'imaginer être débarqué du gouvernement.
Et les reproches dépassaient le cadre de la politique économique décidée par l'exécutif.
Dans un livre très riche en anecdotes et confidences, le journaliste Valentin Spitz publie le 10 septembre «Moi président» (Éditions l'Archipel), un portrait du ministre sortant de l'Économie auquel il a bien voulu participer.
 
 «Hollande ment tout le temps. C'est pour ça qu'il est à 20% dans les sondages. Il ment. Il ment tout le temps depuis le début», s'agace Arnaud Montebourg dans son bureau de Bercy, devant l'auteur.

«Rapports minimalistes» avec Hollande

Il poursuit, le 27 juin 2014: «Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques mais inutiles.»
Au lendemain du remaniement ministériel post-municipales, il décrit ses rapports avec l'Élysée: «Depuis que je suis ministre de l'Économie, je ne vais plus discuter avec (François Hollande) à l'Élysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Élysée.»
 Il précise: «J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation.
Le président de la République préside mais nous on fait.»
 
 
Leader de la gauche du PS, Arnaud Montebourg estime être «beaucoup plus socialiste que les socialistes.
 Je suis tout à fait net avec ça.
 Pourquoi partirais-je?
C'est à eux de s'améliorer», confiait-il au journaliste le 25 octobre 2013.
À l'époque, Jean-Marc Ayrault est encore premier ministre: «C'est une catastrophe. Ça ne va pas durer longtemps comme ça. Valls, Peillon... On en a tous marre. On a tous envie de se barrer... C'est plus possible, vraiment, c'est du n'importe quoi... On laisse la porte ouverte au FN. On n'en peut plus, on est au bout. Cet amateurisme, ce n'est pas croyable.»

Le 10 janvier, ce fan de Claude François et de la série Homeland assure qu'il doit finir «deux ou trois dossiers qui (lui) tiennent à cœur, et basta.»
 «Je vais leur dire que ça commence à bien faire», lâchait-il. Pour viser la présidentielle?
«Vous savez, mes ambitions tout le monde les connaît (...) Je ne sais pas ce que je ferai, c'est trop tôt. Je le dirai peut être dans deux ans, dans six mois. Je ne sais pas.»
Un autre journaliste, de France 2, a passé du temps avec le ministre.
Dans un portrait qui sera diffusé jeudi dans Envoyé Spécial, Arnaud Montebourg se livre, notamment en faisant un parallèle sur son engagement local: «J'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France.» Le ministre estime que François Hollande «ne le fait pas assez. Je lui dis tout mais il ne m'écoute pas.»
 

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