samedi 23 août 2014

Arrêtés à Lavilledieu, ils sont les auteurs d'une centaine de cambriolages sur la région.

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La Ville-Dieu-du-Temple (82) - Fait divers


Au vu du passé judiciaire des mis en cause présumés, ce sont les militaires du PI2G de Toulouse qui ont été mobilisés pour interpeller les deux individus résidant impasse de Fatigue, à Lavilledieu-du-Temple. / Photo DDM.

Auteurs présumés de plus d'une centaine de cambriolages sur la région et l'Aquitaine, et d'un vol à main armée à Eauze, deux individus d'une quarantaine d'années, ayant un lourd passé judiciaire, viennent d'être arrêtés à Lavilledieu-du-Temple.

 Les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse travaillaient depuis des mois pour localiser ce duo, volant selon le mode opératoire de «la taie d'oreiller.»

Des dizaines de bijoux en or, de l'argent liquide et toute la panoplie des parfaits cambrioleurs, c'est ce qu'ont découvert récemment à Lavilledieu-du-Temple les enquêteurs de la section de recherche (SR) de Toulouse et de la brigade des recherches (BR) d'Auch au cours d'une perquisition au domicile d'un Théopolitain et de son comparse originaire de Haute-Garonne.
Les deux individus qui appartiennent à la communauté des gens du voyage, étaient filés depuis des semaines par un groupe d'une dizaine d'enquêteurs de la SR.
Les deux braqueurs présumés ont été placés en détention provisoire à Agen et Seysses

Arrêtés par les militaires du PI2G (notre GIGN régional basé à Toulouse) et placés en garde à vue dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin, les deux individus ont été par la suite déférés au parquet d'Auch où le procureur de la République Pierre Aurignac nous confirmait, hier, avoir réclamé leur mise en examen pour vol avec violence et vols aggravés, ainsi que leur placement en détention provisoire.
 Des réquisitions suivies par le juge d'instruction gersois en charge du dossier et le juge des libertés et de la détention (JLD) qui ont respectivement placé les deux mis en cause présumés à la maison d'arrêt d'Agen et de Seysses.
 Le travail des hommes du colonel Éric Matyn, le patron de la SR de Toulouse, n'en est pas pour autant achevé.
 «Il nous reste désormais, assurait ce dernier, à sérier l'importante quantité d'objets de valeurs retrouvés durant la perquisition en Tarn-et-Garonne.»
Des bijoux et du matériel multimédia volés sur deux régions et au moins cinq départements (Dordogne, Gers, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne et Tarn-et-Garonne) qui confirmeraient l'étendue du champ d'action de ce duo chevronné et le nombre de cambriolages.

Ces derniers étant estimés à plus d'une centaine.
«Rien que sur le Tarn-et-Garonne ce sont 16 faits qui sont élucidés et 17 sur le Lot-et-Garonne.»
 Le parquet Auscitain qui n'a pas, pour l'heure, souhaité en dire plus notamment sur le passé judiciaire des deux mis en examen, pourrait bel et bien demander aux enquêteurs de réaliser d'ici peu un CD-ROM des bijoux volés et de les mettre en ligne sur le web afin de permettre aux victimes de les identifier.

Écoutes et surveillance par hélicoptère

Ce dossier qui a débuté le 29 mai dernier en marge du salon des antiquaires d'Eauze (32) clôt aussi le braquage à main armée d'un couple de commerçants spécialisé dans la vente de bijoux anciens (notre encadré).
 C'est vraisemblablement à partir des auditions des victimes qui avaient permis aux enquêteurs de la BR d'Auch de réaliser un portrait-robot des malfaiteurs que les militaires de la SR co-saisis de l'affaire, ont pu au fil de deux mois et demi d'enquête, confondre et localiser les deux individus.

Placés sur écoute et même surveillé par hélicoptère quelques jours précédant leur interpellation, les deux individus étaient loin d'être des amateurs.
 Ces derniers avaient établi un mode opératoire bien connu des gendarmes, le vol dit de «taie d'oreiller».
Après un repérage dans le quartier visé, toujours de jour au moment où les propriétaires sont au travail, «ils arrivent les mains dans les poches usant, une fois la résidence fracturée, des taies d'oreiller trouvées sur place pour transporter les objets qu'ils viennent de voler.»
 Un modus operandi qui aurait déjà permis aux enquêteurs de confondre les deux individus sur des dizaines de cambriolages.

Le chiffre : 100

C'est le nombre estimé de cambriolages réalisés par ce duo originaire de Lavilledieu-du-Temple.
 Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse.
Les enquêteurs qui ont saisi des dizaines d'objets volés lors des perquisitions devant répertoriés de nombreux bijoux.
Rien qu'en Tarn-et-Garonne ce sont 16 faits qui ont été comptabilisés et 17 sur le Lot-et-Garonne ; et autant, sans être exhaustif dans le Gers et ou en Dordogne.
Sur la route du salon des antiquaires d'Eauze, un couple de numismate avait été braqué

Le 29 mai dernier, un couple d'antiquaires spécialisé dans la vente de bijoux anciens, quitte son gîte près de Condom où ils ont passé la nuit avant de se rendre au salon des antiquaires d'Eauze où ils tiennent un stand.
Vraisemblablement surveillé et suivi, le couple n'arrivera pas indemne sur la manifestation gersoise.
Un véhicule qui les suivait avec deux individus à bord, les dépasse et réalise une queue de poisson pour les obliger à immobiliser leur automobile.
À l'arrêt en rase campagne, les deux numismates sont alors menacés par un individu tenant une arme à feu.
 Le couple qui ne transporte aucun objet de valeur avec eux, ces derniers étant en lieu sûr au hall des expositions d'Eauze, doit attendre que le braqueur et son complice au volant s'en soient assurés avant de pouvoir donner l'alerte à la gendarmerie.

Un plan Épervier était alors immédiatement activé sur le département, les militaires Gersois ayant une description précise du véhicule des braqueurs.
 Le secteur quadrillé n'avait toutefois pas permis aux gendarmes de retrouver l'automobile des suspects.
Ces derniers ayant vraisemblablement pu quitter le Gers en direction du Tarn-et-Garonne.
Saisis de ce vol à main armée, les enquêteurs de la brigade des recherches d'Auch avaient ainsi pu établir un portrait-robot des malfaiteurs et exploiter des éléments pour tenter d'identifier le véhicule. Des éléments que les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse co-saisis de cette affaire par le juge d'instruction gersois ayant en charge ce dossier, n'ont pas manqué d'exploiter.


Max Lagarrigue.

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