vendredi 27 juin 2014

Dominique Strauss-Kahn: la moitié des ministres «sont des brêles»

Jeudi 26 Juin 2014 à 16:30 (mis à jour le 26/06/2014 à 17:13)


DSK est très critique avec l'actuel gouvernement socialiste. Photo © AFP
Piques. L’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn a jugé sévèrement, dans les colonnes du Point, le président et le gouvernement.
 
Les socialistes prisonniers des «années 80»

Dominique Strauss-Kahn n’est pas tendre avec ses anciens camarades socialistes: dans un entretien au magazine Le Point de cette semaine, l’ex-directeur général du FMI affirme que Manuel Valls «est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande et dont la moitié sont des brêles».
 En effet, pour cet ancien professeur d’économie à SciencesPo, le gouvernement actuel aurait été «parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent…»

Quant aux parlementaires socialistes «frondeurs», qui contestent la politique d’austérité prônée par Manuel Valls, ils défendent selon Dominique Strauss-Kahn un projet économique dont «le résultat [serait] dramatique à terme».
 «Le discours qu’ils tiennent» assure-t-il, «n’existe que chez nous. Je ne connais pas un pays en Europe où une force politique lourde, qui va des communistes à l’aile gauche du PS, soit dans cette crispation, ce refus d’une économie intégrée dans la mondialisation».

Hollande, menteur ?


Dominique Strauss-Kahn n’hésite pas non plus à adresser une pique à François Hollande, l’accusant, à demi-mot, d’avoir menti aux Français au sujet de l’état du pays lors de la campagne présidentielle de 2012.
 «Hollande avait de la marge sur Sarkozy», déclare-t-il.
«Il aurait pu gagner en disant la vérité aux Français : ce sera dur pendant deux ans, on va tout changer, mais après on pourra redémarrer sur des bases saines».

Un pays qui refuse la mondialisation

La mauvaise santé du pays est toujours d’actualité selon l’ancien ministre de l’Économie, malgré l’élection du président socialiste.
«On refuse la mondialisation et on fait la grève des taxis» en France, regrette-t-il.

 «On est à un monde d’écart des autres. Tant pis, c’est triste, mais les pays émergents se débrouilleront sans nous».

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