jeudi 27 février 2014

Le gouvernement ? Du bla-bla, du pipeau, du vent, de l’air…

gouvernement

Le 26 février 2014

 

L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France. Il devrait être interdit aux amateurs.

Le ministre de l’Économie et des Finances en avait fixé et réaffirmé l’objectif à plusieurs reprises. Le déficit public de la France serait ramené au niveau symbolique de 3 % du PIB à l’horizon 2015.
 Très précisément, il serait encore de 3,6 % en 2014 pour s’établir à 2,8 % dès l’année suivante. L’alourdissement des impôts et la réduction de la dépense publique en étaient la garantie…
 Oui, mais les recettes attendues ne sont pas plus au rendez-vous que les économies annoncées.
 Des dépenses imprévues pourraient bien noircir encore le tableau.
 Bref, c’est plutôt aux alentours de 4 % (3,9 % au plus juste) que tournent les prévisions rendues publiques par la Commission de Bruxelles, et puisque nous sommes décidément de mauvais élèves, nos maîtres font planer sur notre pays la menace de sanctions.

Un million d’emplois, c’était le chiffre qu’avait laissé courir le président de la République, et qui devait être la contrepartie du considérable allégement des charges sociales pesant sur les entreprises.
 La courbe du chômage n’en menait pas large…
Oui, mais le chef de l’État ne s’était sérieusement préoccupé ni des moyens par lesquels il obtiendrait les effets promis, ni des compensations qu’il faudrait trouver au trou creusé dans le montant des prestations sociales, ni du délai dans lequel les 50 milliards évoqués seraient réunis.
Tous comptes faits, c’est entre 130.000 et 300.000 emplois « créés ou sauvegardés » (sic) que pourrait se solder le pacte de responsabilité, grande pensée du quinquennat.
Si tout va bien.
L’intervention de l’armée française au Centrafrique serait de courte durée.
 C’est en tout cas l’engagement pris par le commandant en chef et son ministre de la Défense.
Oui, mais… tout comme la gravité et l’ampleur de la crise, les responsables ont découvert en cours de route la difficulté et la complexité de l’opération Sangaris.
 Le niveau des effectifs et la durée de l’engagement français avaient été grandement sous-évalués. Bref, c’était une nouvelle preuve de la légèreté et de l’incapacité de ceux qui se sont fait fort, il y a deux ans, de gouverner notre pays.
Au Café du Commerce, on peut refaire le monde sur le zinc sans que cela tire à conséquence.
Le ministère de la Parole, qui revient automatiquement à l’opposition, est celui de toutes les outrances, de toutes les démagogies, de toutes les solutions, de tous les miracles.
Passer de la tribune au pouvoir, c’est passer du rêve à la réalité, de la parole aux actes, être confronté aux vrais problèmes, aux vrais gens, éventuellement aux vrais morts.

 L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France.

Il devrait être interdit aux amateurs.

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