jeudi 20 février 2014

Hollande à la Grande Mosquée de Paris : opération reconquête !


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Le 20 février 2014

  
 
Mais qu’allait faire le président de la République française ce mardi matin à la Grande Mosquée de Paris ? Ses dévotions ?

Mais qu’allait faire le président de la République française ce mardi matin à la Grande Mosquée de Paris ?
 Ses dévotions ?
 On ne sache pas que François Hollande se soit récemment converti à l’islam.
 Eût-ce été le cas, le vendredi était un jour plus indiqué, et plus encore s’il avait coïncidé avec l’une des grandes fêtes du calendrier musulman.
Passant dans le quartier, et disposant par chance d’un moment libre entre deux rendez-vous, le chef de l’État avait-il seulement saisi cette occasion de marquer que son cœur – de pierre pour les diverses Églises chrétiennes, plein de sympathie pour nos concitoyens de confession israélite – débordait de tendresse pour les quelques millions de fidèles qui, français ou demeurant en France, sont adeptes de la religion professée par Mahomet ?

Mais non.
L’escapade, on ne peut plus officielle, de François Hollande ne devait rien au hasard.
En présence du recteur de la mosquée, Dalil Boubakeur, du ministre des Anciens combattants, de représentants de la communauté musulmane et des familles concernées, M. Hollande était venu dévoiler deux plaques de marbre vert rendant hommage aux unités musulmanes ayant combattu au sein de l’armée française pendant les deux guerres mondiales, au prix de cent mille vies humaines.

Au premier abord, donc, rien que d’honorable, et même d’émouvant, dans l’affirmation solennelle, par le premier des Français, de la reconnaissance nationale au sacrifice de ces hommes.
 Et pourtant, le diable étant, comme on sait, dans les détails, ne se cacherait-il pas dans une démarche apparemment empreinte des intentions les plus pures ?
Il est toujours scabreux, lorsque l’on préside aux destinées d’une République qui ne cesse de proclamer son attachement à la laïcité, d’honorer particulièrement telle ou telle catégorie de la population en raison de son appartenance à telle ou telle communauté idéologique ou religieuse.
Est-il opportun et juste, s’agissant de ceux qui, venus de tout l’Empire, ont combattu sous nos drapeaux et sous notre uniforme, de distinguer entre les frères d’armes ceux qui étaient d’origine métropolitaine et de nationalité française et ceux qui ne l’étaient pas, et de séparer dans la mort ceux qui étaient au coude à coude dans le combat ?
Mais surtout, et Manuel Gomez le soulignait ici même, il est pour le moins discutable de se souvenir de préférence de tous ceux qui, mobilisés, recrutés de force ou obligeamment prêtés à la France par des pays sous protectorat, sont venus à nos côtés sans en avoir toujours fait le choix et sans avoir pleine conscience de ce qu’ils faisaient, et de n’avoir jamais un mot ni une pensée pour ceux qui, confrontés à l’insurrection, à la guerre civile, à la guerre d’indépendance, avaient définitivement opté pour la France et sont véritablement morts pour la patrie.
 L’hommage justement rendu aux goumiers ou aux tirailleurs sénégalais, mais à eux seuls, est une façon biaisée d’ensevelir un peu plus les harkis et leurs enfants dans l’oubli.

Il est vrai que ce n’est pas à cette clientèle-là que songeait l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste en inaugurant les plaques dédiées à la mémoire des musulmans morts pour la France.
 À cinq semaines des élections municipales, trois mois avant les élections européennes, on s’inquiète sérieusement dans les hautes sphères du pouvoir du refroidissement des relations entre la gauche et une communauté numériquement importante qui avait massivement voté (à 86 % !) pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle.

Les débats de ces derniers mois autour des questions de l’ordre, de la sécurité et de la famille ont clairement fait apparaître des fissures qui vont s’élargissant entre un gouvernement progressiste, moderniste, laxiste et une population largement attachée à des valeurs traditionnelles et conservatrices.

Le déplacement de François Hollande dans le cinquième arrondissement de Paris était moins un geste de piété qu’une manœuvre politicienne.

Notre président guerrier lançait l’opération de reconquête…

 De l’Algérie ? Non, de Mantes-la-Jolie et de Clichy-sous-Bois.

1 commentaire:

  1. Ce pantin est capable de se convertir à l'islam (c'est peut-être déjà fait, voir son harem...) ne serait-ce que pour avoir des voix électorales, il vend son âme et brade la Patrie pour son ambition personnelle! lamentable!

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