jeudi 20 février 2014

BHL : l’autre victime des événements de Kiev.

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 Le 20 février 2014


   
Au beau milieu du désastre, le quasi-Che Guevara est là, tête tournée vers le ciel, l’écharpe, la pose, tout y est et y a plus qu’à…

La photo de BHL posant à Kiev au milieu des gravats d’une barricade abandonnée serait un chef-d’œuvre s’il n’y avait dans le cadre ce satané photographe avec son bonnet à pompon en train de saisir la scène.
 Là est le bug.
 L’inconvénient qui, d’un seul coup, vous démolit la gravure.
Tout avait été pourtant bien préparé : les sacs de sable, les détritus, les machins qui s’écroulent…
Au beau milieu du désastre, le quasi-Che Guevara est là, tête tournée vers le ciel, l’écharpe, la pose, tout y est et y a plus qu’à…
Mais c’est alors que survient un deuxième photographe, un traître assoiffé de making-of qui vous immortalise l’ensemble.
 Quel gâchis !

 « On avait dit “pas le photographe dans le champ” ! », a beau hurler BHL.
Trop tard.
C’est dans la boîte et le plan com’ s’effondre.
Campagne de relations publiques en lambeaux.
Un vrai champ de ruines à côté duquel les événements de Kiev sont de la rigolade.
 Le poète-écrivain-boute-en-train aura beau organiser des recherches pour tenter de retrouver l’odieux trouble-fête, passer tout Kiev au peigne fin, rien n’y fera.
 L’oiseau s’est envolé avec l’arme du crime.
Nous reste sur les bras l’arroseur arrosé, le sinistré du plan de communication.
 Future risée de chez Ruquier, honte probable du café de Flore, l’artiste se voit condamné à raser les murs des hôtels particuliers du VIe arrondissement.
Un vrai calvaire…
La mise en scène est révélée, le jeu d’acteur apparent, à coup sûr Paris Match va jeter toutes les photos par la fenêtre…
Non, c’est mort.
À moins que… à moins que Ruquier n’accepte de faire un effort.
Par charité chrétienne. Paris Match fera peut-être comme si.
Un coup de Photoshop sur le photographe à bonnet et allez, on passe pour cette fois…
 Mais n’y revenez plus, hein, la prochaine fois, on veut du vécu !
Fort de cette malheureuse expérience, BHL doit prendre conscience que ce type de cliché ne s’improvise pas au beau milieu d’un chaos insensé.
Décor, lumières, assistants, directeur artistique sont les éléments indispensables à la réalisation d’une belle image.
 L’âge venant, la fatigue des voyages se fait sentir, les déplacements dans les décombres sont plus difficiles, le col du fémur est fragile…
Allez, BHL, fais-nous encore rêver, mais sois raisonnable.
 Ici, à Paris, des studios et des plateaux sont tout à fait adaptés à ces mises en scène romantiques.
 Un artiste de ton niveau se doit de faire preuve d’un minimum de professionnalisme.

 Bon, allez, je te laisse réfléchir là-dessus, à un de ces quatre, et bien le bonjour à Claude Lelouch.

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