vendredi 20 décembre 2013

JO de Sotchi : Poutine, un président, un vrai !


Le 20 décembre 2013
    


Seule différence entre la Russie et la France ? D’un côté, un président. Et de l’autre pas.

Il s’agit là d’une vaste question.
Peut-on faire de la bonne politique avec de bons sentiments ?
 À l’évidence, non.
 La preuve par les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, évoqués il y a peu en ces colonnes.
 François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne s’y rendront pas.
 Certes, il ne s’agit pas là d’une « tradition républicaine », sachant que rien dans notre Constitution n’oblige Président ou Premier ministre à se rendre à ces olympiades, surtout lorsque d’hiver, au contraire de leurs homologues d’été, autrement plus symboliques.
Karl Marx exagérait sûrement en assurant que « tout » est politique.
 Néanmoins, il n’avait pas fondamentalement tort, sachant qu’en l’occurrence, le pas de deux de nos dirigeants demeure politique.
 De son côté, Vladimir Poutine l’a bien compris.

La preuve en est qu’il vient de gracier Mikhaïl Khodorkovski, un de ces oligarques s’étant goinfré jusqu’à plus soif sur le dos de la Sainte Russie.
Vu d’ici, Mikhaïl Khodorkovski est un « démocrate ».
Mais ce que les médias « d’ici » ne vous disent pas, c’est que le « démocrate » en question n’est jamais rien d’autre qu’un voyou ; soit un de ces mafieux devenus milliardaires à moins de trente ans, grâce à Boris Eltsine en premier, et un peu au bonheur des conseils de ce FMI qu’il convient de consulter quand on n’a surtout rien à lui demander.
 Et oublient surtout de vous rappeler que ce « démocrate » s’est fait envoyer en Sibérie parce qu’en loucedé, il était en train de faire passer le pétrole russe sous contrôle américain…
Les tsars ayant leurs élégances, Vladimir Poutine devrait bientôt amnistier quelques Pussy Riot.
 Les Pussy quoi ?
Ces nénettes ayant cru bon de jouer la bacchanale dans une église russe, en chantant faux sur fond de guitares désaccordées, mimant la levrette entre autel et tabernacle ; là où reposent les hosties, corps mystique du Christ ; quel bon goût !
 Pussy Riot faisant partie de la nébuleuse des Femen, gonzesses qui exhibent des seins, à la tenue pas toujours arrogante, mais ornés de slogans aussi spirituels que « Fuck Jesus »
 Ici, dans la France de François Hollande, ça passe ; dans la Russie de Vladimir Poutine, ça passe un peu moins bien.

En attendant, quelques bonnes nouvelles de cet Occident prétendant régner sur la planète.

 Elles nous viennent de Kiev et du Figaro : « Les Femen urinent sur la photo du président ukrainien. » Et ce quotidien de conclure : « Culotte baissée, des couronnes de fleurs dans les cheveux, elles ont longuement uriné sur des photos du chef de l’État (Victor Ianoukovitch, NDLR), aux cris de “l’Ukraine en Europe”, avant de se rhabiller et de quitter les lieux sans incident. »

On comprend mieux pourquoi Vladimir Poutine est un peu énervé ; et François Hollande un brin hébété.

 Seule différence entre la Russie et la France ? D’un côté, un président.

 Et de l’autre pas.

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