lundi 25 novembre 2013

Finkielkraut, cet esprit « malade »…


finky

    Le 24 novembre 2013
   

        
Nous vîmes quelque chose de la bêtise autosatisfaite des gardes rouges de l’idiotie compulsionnelle...
 
S’il fallait un indice au sentiment d’un monde ancien qui bascule, d’une catastrophe en train de se jouer, de la déculturation orchestrée par les amis du désastre, ce serait une image : celle de Finkielkraut à la télé, en intellectuel-philosophe à l’ancienne déchiré par les chiens.
 
Le tableau est revenu deux fois, chez Taddeï et Ruquier, des représentants de la classe culturo-culturelle au pouvoir donnant une leçon de morale antiraciste à un Finkielkraut lunaire, bourré de tics, visiblement angoissé, tripotant le col de sa chemise ou son nœud de cravate, se passant inlassablement la main dans les cheveux, la tête dans les nuages, professeur perdu au milieu de ses notes et papiers, accroché à une pile de livres comme à une bouée de sauvetage sans laquelle il ne saurait se déplacer.

 
Les trois ectoplasmes, l’un estampillé scénariste de Canal+, l’index accusateur et vengeur, le regard assassin du moudjahidine; l’autre, historien propagandiste d’une Europe arabe et musulmane, condescendant et ricanant, qui dit à un Finkielkraut atterré qu’il va lui expliquer de quoi il retourne en vérité, car c’est l’ignorance qui alimente la peur de l’étranger; et le troisième, l’inénarrable Caron, à la chevelure et la pilosité artistiquement taillées qui se fait fort de lire entre les lignes et dénonce l’art de la citation et la pensée dialectique du philosophe !
 
Dans ces scènes où des jeunots présomptueux tancent un Finkielkraut du double de leur âge avec des dizaines d’ouvrages à son actif, nous vîmes quelque chose de la bêtise autosatisfaite des gardes rouges de l’idiotie compassionnelle.
 
Le mégot de cigarette en moins, Finkielkraut à la télé, c’était Sartre qu’on assassine.
 
La haute culture et le grand style de l’animateur de Répliques, cet oasis d’intelligence au milieu du désastre médiatique, se sont retrouvés en accusation dans deux articles des organes centraux de la bien-pensance, fonctionnant rien moins qu’en une exécution sommaire du prévenu, sous la plume scélérate de Frédéric Martel dans Slate et de Jean Birnbaum dans Le Monde.
 
« Il ne s’appartient plus lui-même. Le ton et le lexique qui marquent l’écriture de ce livre manifestent une aliénation exaltée », nous dit Birnbaum, et Martel : « La faillite d’une grande intelligence, une de celles qui ont compté et que nous devons désormais – esprit devenu malade – combattre ».
 
On ne saurait être plus clair.
 
 Il faut extirper la maladie mentale et faire taire ceux qui n’ont pas leur place avec les gens sensés.
 L’asile d’aliénés n’est pas loin.
 Martel s’est fait une spécialité de flinguer, de lyncher tout ce qui passe à sa portée en apparatchik dénué de la déontologie du journaliste de métier, nouvelle trahison du clerc aux ordres du pouvoir politico-médiatique.
 
 Patrick Cohen, grand intendant des matinales de France Inter, avait déjà donné le ton de mise au pas des déviants et leur rejet hors du cercle des gens fréquentables.
 
Quand on veut tuer son chien ou le faire taire à jamais, on dit qu’il a la rage.
        

 


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