jeudi 31 octobre 2013

VIDEO. Ecotaxe : le dernier portique du Finistère démonté par précaution.


JEUDI MATIN, Pont-de-Buis (Finistère). Le dernier portique écotaxe du département encore en état de fonctionner a été démonté jeudi matin, par crainte de nouvelles actions violentes.

AFP PHOTO/FRED TANNEAU

 
JEUDI MATIN, Pont-de-Buis (Finistère). Le dernier portique écotaxe du département encore en état de fonctionner a été démonté jeudi matin, par crainte de nouvelles actions violentes.
                                       
Certains y verront un symbole mais si la préfecture et la société gestionnaire ont fait démonter jeudi matin le portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), c'est surtout pour le mettre à l'abri, alors que les deux autres portiques du département ont déjà été démontés ou sabotés.
 Dès 10 heures, la voie express Quimper-Brest a été coupée au niveau de la structure et des déviations ont été mises en place pour permettre son évacuation, tandis que des opposants manifestaient leur joie à proximité.
«Ce portique était devenu un lieu d'affrontement», a expliqué le préfet Jean-Luc Videlaine. 
Il faisait référence aux violentes manifestations contre la taxe prélevée auprès des poids lourds de plus de 3,5 tonnes utilisant les autoroutes non payantes, routes nationales et certaines routes départementales et communales.
 Les agriculteurs bretons ont d'ores et déjà appelé à un nouveau rassemblement, samedi prochain, à Quimper (Finistère).
Ce portique «n'aura pas d'utilité pendant un temps indéterminé» et «il est de bon ton de le mettre à l'abri des déprédations», a poursuivi Jean-Luc Videlaine.

VIDEO. Ecotaxe : «Tout le monde voulait voir ce portique par terre»




Horodateurs et mobilier urbain enlevés à Quimper

A Quimper également, on prépare la .
Selon Le Télégramme, le mobilier urbain est démonté, les structures métalliques et les parois en verre des six abris de bus sont enlevés ainsi que trois panneaux d'informations municipales.
Selon Ouest-France, les mêmes précautions ont été prises pour les horodateurs.

Car c'est bien une suspension, et non une suppression, qu'a annoncée le . Ce jeudi matin, au micro de BFM TV, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve l'a confirmé : «Il y avait une situation qui ne permettait pas à l’écotaxe d’être mise en œuvre dans de bonnes conditions parce que cette taxe a été mal conçue et qu’il y avait un climat de tension.
 Nous avons décidé de suspendre la taxe pendant le temps du dialogue, nous souhaitons qu’il soit le plus court possible.
 Ça ne durera pas des mois», a assuré le ministre.
Autrement dit, la suspension est très provisoire et Bernard Cazeneuve ne craint pas le cul-de-sac dans les négociations: «Nous avons en face de nous des interlocuteurs avec lesquels nous pouvons parler, il ne faut pas confondre les violences de la rue avec la parole que portent des organisations responsables», a-t-il lancé.

«Nous aurons à compenser l’écotaxe à hauteur d’un milliard si elle ne se met pas en vigueur», a également rappelé le ministre.

VIDEO. L'application de l'écotaxe suspendue
 

 
Un partenariat «hasardeux» avec Ecomouv'
«Désastreux appel d'offre», «scandaleuse délégation», «partenariat public/privé scandaleux» rompant «avec ce qu'est la tradition de notre pays». Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, puis le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'ont pas eu de mots assez durs pour fustiger le contrat signé par par la précédente majorité avec la société Ecomouv'.
 Relayés par de nombreux députés PS sur Twitter, les deux responsables socialistes ont profité de la séance des questions au gouvernement pour attaquer l'UMP sur ce contrat prévoyant notamment le versement de 250 millions d'€ à la société chargée de la collecte de l'écotaxe grâce à des portiques électroniques. «Cet accord a été signé le 6 mai 2012 (NDLR : jour de l'élection de François Hollande à la présidence de la République), a grondé Jean-Marc Ayrault, que chacun se rappelle ses responsabilités.»
L'objet du débat ? En 2011, la précédente majorité a conclu un «partenariat public-privé» avec la société privée Ecomouv’, un consortium regroupant une entreprise italienne, la SNCF, Thales et SFR. Pour installer les infrastructures, collecter les informations et récupérer le produit de cette taxe, celle-ci doit se voit verser 250 millions d'€ par an. Et ce, pendant au moins 11,5 années. Et en cas d'abandon de l'écotaxe, l'Etat devrait lui verser 790 millions d'€. C'est cette facture qui fait aujourd'hui débat.


S.L.

http://www.leparisien.fr/economie/ecotaxe-le-portique-de-pont-de-buis-demonte-pour-eviter-le-vandalisme-31-10-2013-3274563.php
 

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