mardi 27 août 2013

Un groupe palestinien menace de représailles en cas d’intervention militaire en Syrie.

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Le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) s’est fait relativement discret depuis quelques années.
Ce mouvement terroriste palestinien, fondé à la fin des années 1960, est implanté au Liban mais aussi et surtout en Syrie, où il combat la rébellion aux côtés des forces loyales à Bachar el-Assad.
 
Mais il vient de faire parler de lui à deux reprises.
 
Le 23 août, une de ses positions au Liban a été pris pour cible par l’aviation israélienne.

 La raison demeure obscure.
 Officiellement, il s’agit d’une réponse aux 4 roquettes tirées la veille en direction du nord d’Israël. Or, cette action a été revendiquée par les Brigades Abdallah Azzam, un groupe lié à Al-Qaïda.
Quoi qu’il en soit, cette frappe, effectuée précisément à Naamé, a conduit le général Paolo serra, le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à prendre contact avec l’armée israélienne pour lui demander de cesser toute opération offensive et d’appeler les forces libanaises à “faire preuve d’une retenue maximale.”
 
Mais ce n’est pas pour cette affaire que le FPLP-CG a lancé des menaces, ce 26 août.
 
Soutien du régime de Bachar el-Assad, ce mouvement voit évidemment d’un très mauvais oeil l’éventualité d’une intervention militaire occidentale en Syrie.
 
“Les intérêts dans la région de tous ceux qui participeront à l’agression contre la Syrie, seront des objectifs légitimes”, a ainsi prévenu, depuis Damas, Anouar Raja, le porte-parole du FPLP-CG.
 
En clair, le contingent français de la Finul pourrait notamment être visé, comme il l’avait été en 1983.
 
Mais la menace concerne aussi les représentations diplomatiques ainsi que les activités économiques.
 
“Si une attaque est menée contre la Syrie, elle serait en fait dirigée contre nous. Nous et la Syrie sommes dans la même alliance politique de la Résistance (à Israël). Nous allons mener la guerre au côté de la Syrie”, a-t-il poursuivi.
 
“Ceux qui s’abstiennent de (participer) à cette bataille , seraient des traîtres et auraient partie liée à l’agression”, a-t-il encore ajouté.
 
Le FPLP-CG a notamment pris part aux combats de Yarmouk, en Syrie et son chef, Ahmed Jibril (alias Abou Jihad) est un ancien officier de l’armée syrienne.
 
Rival de Yasser Arafat, il entretient des liens étroits avec l’Iran et le Hezbollah libanais. Il a en outre perdu son fils, Mohammed Jihad Jibril, dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, en mai 2002.

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