vendredi 30 août 2013

François Hollande prêt à engager la France en Syrie... Mais pas à mener les réformes indispensables pour le pays.

Le chômage ne cesse d'augmenter, la réforme des retraites n'a abouti qu'à un médiocre replâtrage, les dépenses publiques atteignent 57% du PIB... L'incapacité du gouvernement à prendre de véritables mesures continue de retarder l'heure de la reprise.

"La réforme annoncée des retraites n'a abouti qu'à un médiocre replâtrage, qui se traduira par de nouvelles dépenses." Crédit Reuters
Il y a un contraste pathétique entre les rodomontades très va-t'en-guerre énoncées par François Hollande à propos de la Syrie et la timidité dont fait preuve le chef de l’Etat pour aborder les indispensables réformes du pays dont l’urgence est pourtant connue de tous.
Au demeurant, la volte-face des alliés de la France dans le conflit au Moyen-Orient s’annonce comme un camouflet aux propos du chef de l’Etat auxquels les mesures d’économie infligées aux armées indiquent déjà les limites des interventions futures sur les fronts extérieurs.
 Et la seule conséquence immédiate et concrète qu’en retireront nos compatriotes, en dehors du désaveu infligé aux propos présidentiels, sera la nouvelle ponction sur leur portefeuille provoquée par la nouvelle flambée des cours du pétrole résultant de l’aggravation de la tension internationale.
 
Celle-ci intervient alors que la réforme annoncée des retraites n’a abouti qu’à un médiocre replâtrage, qui se traduira par de nouvelles dépenses faute d’oser remettre en cause un modèle conçu à une période de plein emploi, alors que la France est assurée pour longtemps encore de connaître un niveau de chômage qui plombe les comptes. Alors que d’autres pays comme la Suède, imitée par la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ont  procédé à une refonte de leur organisation sociale, la France reste droit dans ses bottes avec les inégalités engendrées par ses 38 régimes différents et le refus de remettre en cause les régimes spéciaux ou d’opérer un rapprochement entre le secteur privé et le public.
 
De quoi rendre la situation de plus en plus explosive en raison des divergences qui ne feront que s’accuser avec le temps et dont les chômeurs, dont le nombre ne cesse d’augmenter, feront de plus en plus les frais.
 
Face à cette impuissance, le gouvernement attend tout de nos grands partenaires qui ont accompli leurs réformes et retrouvé le chemin de la croissance.
 Une éclaircie est ainsi apparue dans la conjoncture mondiale, dont profitent essentiellement les entreprises du CAC 40, car elles sont orientées résolument vers l’international, où elles tirent tous leurs bénéfices.
 Mais elles ne sont pas en mesure de revitaliser le tissu des entreprises moyennes et des PME à l’intérieur de l’Hexagone, qui restent engluées par la montée des charges et un carcan administratif qui ne cesse de se développer.
 
Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a beau répéter qu’on ne  peut se résoudre à accepter que les dépenses publiques atteignent 57% du produit intérieur brut et qu’il faut réduire résolument et fortement le train de vie de l’Etat.
 Les patrons y voient seulement un vœu pieux, alors qu’ils attendent en vain le grand dessein que pourrait caresser le pouvoir pour sortir le pays du marasme.
 
 C’est toujours le flou, l’approximation, qui dominent un pensée fuyante, élaborée au coup par coup uniquement pour tenter de rassembler une majorité politique divisée, que seule réunit la peur des prochaines échéances électorales.
 Bref, rien qui permette de mobiliser les forces vives du pays et d’obtenir l’indispensable confiance sans laquelle l’investissement continuera d’être en panne et la création d’entreprises de faiblir, tandis que se poursuivra le recul du pays et sa perte d’influence sur l’échiquier mondial.     

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1 commentaire:

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